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Jérémie2. 12-13
Cieux soyez étonnés.
Dieu prend à témoin les habitants du ciel pour qu’ils s’étonnent.
Un peuple chéri et choyé devrait être reconnaissant au Dieu qui le guide et qui le protège. Eh bien non ! Ces gens abandonnent leur Dieu et vont voir ailleurs se refaire une autre vie. Dieu sait où ça les mène. Ils vont devoir se réorganiser. Ils pensent que ça ira mieux. On délaisse le Seigneur parce que ses ordres sont trop lourds à supporter.
Jérémie 2:12 Cieux, soyez étonnés de cela; Frémissez d'épouvante et d'horreur! dit l'Eternel.
C’est épouvantable et c’est une horreur.
Ce qui fait peur c’est par l’abandon de Dieu, l’accueil du malin. Lâcher Dieu devrait faire peur à l’homme et comme ça ne l’épouvante pas c’est vraiment une horreur. Car il y a là aussi deux péchés.
2:13 Car mon peuple a commis un double péché: Ils m'ont abandonné, moi qui suis une source d'eau vive, Pour se creuser des citernes, des citernes crevassées, Qui ne retiennent pas l'eau.
Ils ne font pas que s’écarter de Dieu qui est une source d’eau vive ; ils vont dédaigner cette eau vive, pour une eau stagnante, sale, remplie de microbes et de bestioles.
Israël a accès à tout dans la maison. Il n’est pas un esclave. Il est fils du Père. Cependant il s’en va se creuser des citernes crevassées qui ne retiennent pas l’eau. Et s’il reste un peu d’eau elle est polluée.
14 ¶ Israël est-il un esclave acheté, ou né dans la maison? Pourquoi donc devient-il une proie?
Du fait qu’il a quitté le rayon d’action du Père, il devient la proie de Satan. Les maltraitances de Satan sont des punitions permises par Dieu pour avoir désobéi ou dédaigné la protection rapprochée de Dieu dans sa vie.
C’est ainsi que l’homme qui ne veut plus de l’eau fournie par Dieu, doit se construire lui-même ses citernes. Cependant elles sont crevassées, elles ne retiennent pas l’eau.
Notez bien que citernes est au pluriel. Il y a la citerne de la politique. Elle est crevée. Elle ne retient pas l’eau. Les lendemains qui chantent
n’arrivent pas et on ne voit jamais le bout du tunnel.
Il y a la citerne de la religion. Remplie d’eau de pluie qui a lavé le toit et les tuyaux. Cette eau est impure, nauséabonde. L’eau vive du Seigneur n’y est pas. C’est l’eau de l’œcuménisme et du syncrétisme. L’eau de la Parole de Dieu corrompue d’à peu près, de mensonges et d’erreurs.
Il y a la citerne du passe-temps pour oublier l’ennui, mais les ennuis reviennent ensuite, Il y a les citernes des drogues chimiques, physiques, psychiques, philosophiques et spirituelles.
Les citernes que l’homme se creuse ne retiennent pas l’eau et le peu qui s’y trouve est impropre à apaiser la soif. Plus tard Jésus proposera à la Samaritaine une eau vive qui ôte la soif. La samaritaine mettait justement une pointe de religion dans son dialogue pour savoir qui avait raison d’adorer sur telle montagne plutôt que sur une autre. Jésus va donner à comprendre que ce qui importe c’est la façon d’adorer et non de le faire suivant une prescription religieuse.
Comment adorez-vous Dieu ? Par votre religion ou avec votre cœur ?
Adorez-vous Dieu par des formules, par des attitudes stéréotypées ou adorez-vous tout simplement avec votre cœur comme un enfant pour son père ?
Les citernes crevassées les plus dangereuses se trouvent de fait dans la pratique des religions qui pétrifient leur culte, par des
répétitions et des liturgies crevassées qui ne retiennent plus l’adoration et la louange.
Quand la louange, l’adoration sont des pratiques spontanées, les cris du cœur se font entendre. Je m’écrie : Loué soit l’Eternel et je suis délivré de tous mes ennemis.
Ps 3.4 A haute voix je crie à l’Eternel et il me répond de sa montagne sainte.
Ps 61.2 Du bout de la terre je crie à toi le cœur abattu ; Conduis-moi sur le rocher trop élevé pour moi.
Etc.
On ne peut pas tout citer. Dans ce psaume 61 David sait où se trouve la source du salut. En criant à Dieu le cœur (léb en hébreu) siège de la pensée. David crie l’esprit abattu.
Soyons rassurés. Dieu répond aux cris de détresse.
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