ESPRIT ÂME ET CORPS

Publié le par D. Yanatovitch


La première question à se poser est celle de savoir si l’homme est corps ou si l’homme a un corps. Il va de soi que l’homme ne peut pas simplement être corps, car sinon nous n’aurions pas à vivre avec de l’immatériel, telles les pensées, l’intelligence, la réflexion et autres. Il vous est certainement déjà arrivé que parfois vous vous sentiez dans votre corps et vous regardiez ce qui vous entoure depuis l’intérieur ?! C’est déjà une preuve de la complexité de l’être humain.
 
Ainsi, l’homme, ayant une partie immatérielle intérieure, est composé de trois parties :
L’esprit, qui est au plus profond de lui, qui a des sentiments qu’il transmet dans l’âme.
L’âme, qui est la partie intermédiaire, qui transforme les sentiments de l’esprit en pensées, puis les extériorise ou garde en lui-même, selon sa volonté.
Le corps qui permet d’extérioriser ce que désire l’esprit de l’homme, de communiquer ou d’enregistrer ce qui se passe à l’extérieur.

Allégoriquement l’homme est un peu comme une grue :
Les crochets sont comme les cinq sens du corps
Les moteurs électriques sont comme nos muscles
L’armoire à relais est l’équivalent de notre cervelle
Les manettes de commandes sont les cinq sens de notre âme
Le grutier est comme notre esprit.

Il est inutile de reparler ici en détails des cinq sens de notre corps, car vous les connaissez bien.

L’esprit de l’homme envoie un sentiment à l’âme (hors espace et hors temps, ce qui peut lui permettre d’avoir plusieurs sentiments en même temps), et celle-ci la transforme en pensée (hors espace, mais pas entièrement hors temps) et extériorise ou garde la pensée pour elle-même. Dans les sens émission ou réception.

Parlons maintenant de notre esprit, partie la plus profonde de l’homme, qui est hors espace et hors temps. Il n’a même pas besoin de penser pour lui-même, mais ressentir uniquement peut lui suffire. Il envoie ses sentiments à l’âme qui les transforme en pensées, puis, selon la volonté de l’esprit, les extériorise ou non.
Je ne vais pas aller plus profondément dans les explications de l’esprit, car trop complexes à élaborer en quelques lignes. Mais sachez juste que l’esprit développe des sentiments, tels :
des desseins (qui peuvent être bons ou mauvais)
des dispositions (qui peuvent aussi être bons ou mauvais, mais qui sont surtout assujetties à l’innée et aux mauvaises habitudes)
des envies (mauvais, déformations néfastes du cœur)

Passons à ce qui nous intéresse tous, car permettant non seulement de comprendre le fonctionnement de l’homme, mais par là même les caractères et comportements humains, l’âme humaine.
Elle a, comme le corps, également cinq sens, alors que celle des animaux n’en compte que trois sens, plus ou moins élaborés.

Voici les cinq sens de l’homme, selon l’ordre d’importance :
La volonté (2 parties : de survie, qui est sous-jacente, et celle de vie)
L’intelligence (elle est partielle, et n’a pas grande valeur sans le bon sens)
La mémoire (4 parties : automatique de survie, proche, moyenne et profonde)
L’entendement (il lui est impossible de vivre dans un être égoïste, car celui-ci n’entend pas sa voix)
La conscience (elle est activée par plusieurs sources : innée, mémoire et Dieu)

Cela se passe ainsi : L’esprit envoie un sentiment à l’âme, qui active la volonté, sens qui va chercher des informations dans la mémoire, tout en cherchant d’autres dans son environnement, fait marcher l’intelligence, l’accorde avec le bon sens, et le contrôle et le limite par la conscience. Les cinq sens de l’âme sont interactifs et interdépendants.
Du moins devrait-ce être ainsi, car tous n’ont pas les cinq sens bien élaborés, car cela nécessite un apprentissage pour avoir la faculté d’utiliser d’une façon optimale ces sens, ce qui dépend de l’environnement et de l’innée, et non comme disait Rousseau uniquement de la société, car c’est l’homme qui fait la société, la société c’est l’homme lui-même !

Les cinq sens de l’âme doivent, tout comme les cinq sens du corps, passer par un apprentissage dès le début de la vie. Ils deviendront ainsi plus ou moins forts, selon le contexte. Mais le sens qui déterminera la suite de la vie sera « la volonté ». En effet, selon qu’elle sera forte ou faible, l’homme sera créatif ou faible, paresseux, pessimiste, etc.

Le sens « volonté » :
La volonté peut être affaiblie ou rendue performante par son entourage, mais dépendant en bonne partie de l’innée, ce qu’on nommera plus tard « traits de caractère ».
La peur, le mépris, l’harcèlement, la faiblesse corporelle, l’insécurité, la manque de culture, le manque d’amour parental, la paresse, la perte du but de la vie, ainsi que l’indigence lexicale, peuvent, entre autres, affaiblir le sens « volonté ». Comme vous vous en doutez, une bonne partie de ces causes de faiblesse  réside dans l’entourage. Mais Dieu a bien prévu les choses, l’homme peut changer sa condition en le Lui demandant simplement. Pour que le changement puisse s’opérer, Dieu agit par le sens « entendement ». Nous verrons plus tard comment.
La volonté peut être renforcée par exactement le contraire de ce qui l’affaiblit, mais aussi par la logique qui provient du sens « entendement ». De plus un grand amour parental et de son entourage, la sécurité morale dès l’enfance (et non matérielle), les exhortations, les compliments, les encouragements, et surtout une conscience saine et libre, le libre arbitre (et non l’anarchie) y seront pour beaucoup, mais il faut que tout se fasse d’une façon convaincante, donc avec du bon sens ! C’est de cette manière qu’on arrive à faire faire des prouesses à un sportif de haut niveau. Il faut lire « Antiquités judaïques », de Josephus Flavius, pour voir comment les grands hommes du passé exhortaient leurs soldats au combat, en leur expliquant que leur cause était juste, et les fortifiaient moralement. De plus, une chose très importante ne doit pas être oubliée : la justice autour de soi, soit dans la famille, ou dans l’entourage, dans le pays et à l’école. Un sentiment d’injuste rend défaitiste. Deux poids et deux mesures également, ainsi qu’un manque d’amélioration dans la société où l’homme vit ! Regardez les anciens pays communistes, animistes, hindouistes, bouddhistes ou musulmanes : ces gouvernements et sectes ont enlevé toute chance d’amélioration de la vie à leurs habitants, les ont rendus défaitistes, et par là corrompus, menteurs et tricheurs, avec les résultats que l’on connaît. Mais même en France, il y a quelques années, entre autres en Meuse, par manque de place de travail et donc d’amélioration de condition de vie, les hommes y sont devenus ivrognes, avec le plus grand pourcentage en France pour ces départements ! Pourquoi ? La pauvreté leur a enlevé toute espérance d’amélioration et donc le but de leur vie de tous les jours ! Navrant, mais aussi édifiant pour nous !

Le sens « intelligence » :
Il existe naturellement plusieurs intelligences : l’innée et l’acquise.
L’innée : si elle n’est pas sollicitée ne grandira pas, et restera donc comme en jachère.
L’acquise est multiple : de culture, d’apprentissage par les expériences, l’enseignement de l’école ou des parents, de maîtres, et naturellement aussi autodidacte.
Mais il ne faut pas oublier que dans les intelligences il y a des précoces et des tardifs. Souvent les tardifs vont plus loin que les précoces, comme si les précoces avaient brûlé la chandelle par les deux bouts. Il est probable que les précoces sont plus vite rassasiés des compliments, alors que les tardifs, n’y étant pas habitués, sont devenus plus coriaces pour arriver au but. Il existe aussi des paresseux à vie !
 
Le sens « mémoire » :
L’âme possède quatre mémoires :
La mémoire de survie, à laquelle nous ne prêtons même pas attention, mais qui est si importante.
La mémoire courte, laquelle nous permet de communiquer (entre autres) tout de suite, car elle est continuellement sollicitée.
La mémoire moyenne, où sont rangés les faits et pensées que l’on n’utilise pas tout le temps, mais qui reviennent si nous y réfléchissons.
La mémoire profonde, qui garde nos acquis, mais nécessite un effort pour faire revenir l’oublié !
C’est grâce à la mémoire que nous pouvons vivre dans notre monde, car elle nous sert de modèle de conduite et de pensée.
Le sens « mémoire » est un peu comme un magnétophone, avec un micro et une bande enregistreuse. Le microphone est semblable à la cervelle, et la bande enregistreuse au sens de l’âme appelé « mémoire » ! La mémoire ne s’efface jamais, elle est immortelle, car ayant son siège dans l’âme. même si la cervelle est endommagée. Avec l’âge, le microphone se détériore et le magnétophone n’enregistre plus très bien, voire presque plus rien. Mais ce qui est inscrit sur la bande enregistreuse est toujours là, et les vieilles personnes vous racontent alors toutes les choses qu’elles ont vécues, même d’il y a très longtemps !

Le sens « Entendement » :
L’intelligence sans le bon sens, on le voit dans la vie de tous les jours, donne des résultats néfastes, car sans réflexion préalable sur les impondérables. En Allemagne, on nomme les intelligents sans entendement des « Fachidioten », les idiots de leur matière. Ils connaissent peut-être beaucoup de leur métier, mais rien autour, car s’ils portaient des œillères ! Ces « Fachidioten » rendent la vie dure aux autres, car ils croient tout connaître et se comportent comme des dictateurs ! Ils sont d’ailleurs manipulables à merci, et Lénine les nommait les « Nowendige Idioten ». Il avait bien compris leur niveau intellectuel. Le pire est que ces gens, comme tous les simplets (même diplômés) deviennent, quand on leur donne une responsabilité, des dictateurs, comme on la déjà vu avec le petit caporal autrichien à moustache.
Vous l’avez compris, peu de gens ont du bon sens, car pour activer efficacement le sens « bon sens » il n’existe pas d’études en soi, mais de sévères conditions :
Il faut être libre-penseur, sans verser dans l’anarchie, car il faut bien une hiérarchie dans toute société. Et l’anarchie est toujours un esclavagisme de l’opinion d’un autre, tout comme la soumission à une idéologie (par paresse intellectuelle ou par peur) d’un parti politique, syndicaliste, religieux, pensée politique correcte, ou même en se laissant influencer par les masse média ! Libre-penseur signifie d’être toujours pour l’équité, la justice, et la charité (un cœur pour les autres). Le libre-penseur ne nage jamais dans le sens du courant, dans le sens de « monsieur tout le monde », car cela le dévierait de sa ligne de conduite !
Il faut avoir un cœur pur, droit, net. Sa pensée doit être « oui, oui, non, non ! Tout le reste est à rejeter.
Il faut posséder le contentement, c'est-à-dire être satisfait de ce que l’on possède ! Cela n’interdit pas d’avoir plus, mais que ce soit plus ou, que ce soit moins, il faut garder le contentement !
Avec ces qualités, son âme est sereine, il ne se laisse pas dévier vers les fausses opinions, vers les modes et tendances, mais analyse tout avec bon sens.
Nous avons déjà vu de grands chirurgiens, très intelligents, faire des fautes qu’un débutant n’aurait pas faites ! Pourquoi ? Ils n’étaient plus libres-penseurs, mais esclaves de leurs propres orgueil et arrogance, et n’acceptaient plus rien de ses collègues, ni des livres, et prenaient de haut ses patients et les prenaient pour des clients. D’abord ils ont stagné, puis ont commencé à régresser pour finir par chuter ! Ils étaient devenus des « Fachidioten » !
Nous pouvons donc dire que la soumission, l’orgueil, l’arrogance, la cupidité, la peur, la paresse intellectuelle, l’égoïsme et toutes les autres tares interdisent carrément l’activation du sens « entendement » !
La récompense de ce celui qui sait activer avec humilité son sens entendement, c’est qu’il a du bon sens, de la sérénité, et il est très créatif ! On s’en aperçoit rien qu’en regardant l’état de ses biens.
L’apôtre Paul en avait déjà parlé, il y a 1.930 ans :

Ephésiens 1:18 : et qu’il {Dieu} illumine les yeux de votre coeur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints,

Paul fait ici allusion au bon sens que Dieu donne à tout homme humble et de bonne volonté !

L’intelligence avec l’entendement engendre la sagesse !

Le sens « conscience » :
Dieu a mis dans l’âme et l’esprit de l’homme une conscience. Dans l’esprit afin qu’il soit indélébile, et dans l’âme afin que l’homme reste libre-arbitre de sa vie.
Et c’est très bien ainsi, car sinon les mauvais hommes auraient depuis bien longtemps détruit la terre dans leur méchanceté.

Dans le livre de la Genèse nous lisons ceci :

Genèse 11:4 : Ils dirent encore: Allons! bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre. 5 L’Eternel descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils des hommes. 6 Et l’Eternel dit : Voici, ils forment un seul peuple et ont tous une même langue, et c’est là ce qu’ils ont entrepris ; maintenant rien ne les empêcherait de faire tout ce qu’ils auraient projeté. 7 Allons! descendons, et là confondons leur langage, afin qu’ils n’entendent plus la langue, les uns des autres. 8 Et l’Eternel les dispersa loin de là sur la face de toute la terre; et ils cessèrent de bâtir la ville. 9 C’est pourquoi on l’appela du nom de Babel, car c’est là que l’Eternel confondit le langage de toute la terre, et c’est de là que l’Eternel les dispersa sur la face de toute la terre.

Faites bien attention à ce que j’ai mis en gras ! Car ces gens du temps de la tour de Babel étaient devenus si mauvais, et vivant ensemble, dans une seule ville. La transmission de leurs savoirs se faisait presque instantanément, sur place. Ce qui les aurait amenés, avec le temps, à se détruire mutuellement.
L’empire romain avait acquis ses connaissances et sa richesse à cause de son infrastructure routière, et nos connaissances ont commencé avec l’invention de la machine à vapeur, et ainsi la transmission des connaissances. Pour arriver où ? A la possibilité d’une guerre atomique qui détruira, selon la Bible, un tiers de l’humanité !
Si Dieu n’avait pas confondu la langue, à Babel, il n’y aurait plus aucun homme sur terre !
On peut aliéner sa conscience, la pousser derrière soi, mais on ne fait qu’amoindrir le sens « conscience », mais pas la partie conscience qui est dans notre esprit, car celui-ci est immortel !
Les monstres sanguinaires de la révolution française, tels Marat, Danton, Condorcet et autres ont eu des crises de conscience après avoir conseillé les meurtres de gens. Par l’admiration des autres fous et par la gloire de leurs discours (qui n’étaient qu’une sorte de diarrhées verbales, car sans bon sens) ils repoussaient leur conscience, mais elle revenait au galop tous les trois mois avec des crises de dépressions ! On peut ainsi tromper pour quelques temps sa conscience, mais elle revient au galop.
Combien de femmes, ayant avorté, n’ai-je pas vu qui repoussaient leur conscience, mais celle-ci leur revenait au galop avec l’âge, lorsque les occupations de la vie devenaient moindres et qu’elles avaient à nouveau du temps pour la réflexion.

Martin Luther avait dit : « Celui qui ne veut pas croire par la porte, la superstition lui revient au galop par la fenêtre ! »
La même chose compte pour la conscience !

Yanyatovich Douglas
 




                                                                                                                    

Publié dans Réflexion

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article