Partage ton pain Esaïe 58

Publié le par Henri

Ésaïe 58, 7-12


7 Partage ton pain avec celui qui a faim, Et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile; Si tu vois un homme nu, couvre-le, Et ne te détourne pas de ton  semblable.
8 Alors ta lumière poindra comme l'aurore, Et ta guérison germera promptement; Ta justice marchera devant toi, Et la gloire de l'Éternel t'accompagnera.
9 Alors tu appelleras, et l'Éternel répondra; Tu crieras, et il dira: Me voici! Si tu éloignes du milieu de toi le joug, Les gestes menaçants et les discours injurieux,
10 Si tu donnes ta propre subsistance à celui qui a faim, Si tu rassasies l'âme  indigente, Ta lumière se lèvera sur l'obscurité, Et tes ténèbres seront comme le midi.
11 L'Éternel sera toujours ton guide, Il rassasiera ton âme dans les lieux arides, Et il redonnera de la vigueur à tes membres; Tu seras comme un jardin arrosé, Comme une source dont les eaux ne tarissent pas.
12 Les tiens rebâtiront sur d'anciennes ruines, Tu relèveras des fondements antiques; On t'appellera réparateur des brèches, Celui qui restaure les chemins, qui rend le pays habitable.



  On pourrait penser que nous entrons dans l'ère où il sera possible d'assurer la subsistance de tous les habitants de notre planète, et ce malgré la place prise par le bêton. Les innovations technologiques peuvent faire penser que cet objectif est réalisable, Mais en attendant en 2010, 27000 personnes meurent de faim chaque jour.
   Je voudrais parler à Dieu,du fruit résultant de notre récolte.. Mais où sont nos fruits ? Dans l′Ancien Testament on fêtait les récoltes dans laquelle  il s'agissait de vivre une fête de reconnaissance. On remerciait Dieu pour les biens qu'il donne et qui assurent la vie au quotidien.
 
Mais Ésaïe va encore plus loin. et nous montre qu'il ne peut  y avoir de prospérité si on oublie le pauvre, le malheureux, l'indigent. C'est à dire que celui qui moissonne le fruit de son travail en gardant tout pour lui , egoïstement, se trompe. C'est en donnant qu'on s'enrichit.
Montons plus haut !  Avec le salaire de notre travail, nous sommes restés au niveau du matériel alors qu′Esaïe veut nous faire voir les besoins humains.
. L'obéissance vaudra mieux que les sacrifices et sera récompensée. Évidemment nous ne ferons pas disparaître la misère du monde. Dieu ne nous le demande pas.
Cependant, il s'agit de ne jamais croire que "le sort de l'autre, celui qui est à notre porte, ne nous concerne pas", Nous ne devons, pas nous résigner au sort qui lui est fait, aux injustices qu′il a pu subir et qui l′on mis à la rue.
Les chaînes de la méchanceté, et de l′égoïsme, il nous faut les détacher, ce qui revient à refuser tous les "enchaînements" de violence, tout ce qui au sens propre nous tient captif. Nous devons demander à Dieu de nous libérer. Libéré de révoltes, justes certainement, mais remplacées par de la compassion qui nous permette de relever plus généralement, le petit, celui que l'on écrase, que l'on fait taire parce que ce qu'il dit ou ce qu'il fait, dérange,  incommode.
La tête dans le Ciel et les pieds sur Terre, ce n'est pas toujours facile. Pourtant Ésaïe insiste : "Eloigne de toi le joug, les gestes menaçants et les discours injurieux", c'est à dire commence toi-même à ne pas faire peser sur qui que ce soit le poids de tes révoltes. Rejette tout ce qui ôte la paix dans les coeurs.
. Quand on obéit, Dieu bénit. Mais ce n'est pas pour un salaire que l'on obéit, mais par amour.

   De nos jours, l′homme pense plus que jamais que tout va être résolu avec la mondialisation. A Babel, Dieu a divisé les hommes par le langage parlé qui se sont constituées par nations. L′homme du troisième millénaire veut changer la disposition divine sous couvert de bienfaisance. La bête et le faux prophète sont sur leur sentier et chaque jour s′ approchent un peu plus.
   Donc en plus du pain quotidien, nous avons aussi a partager le pain de la parole à toute personne qui supporte les coups de Satan et qui, sans Dieu, ne sait plus comment se sauver.
 Nous subissons, tous ici les attaques des esprits mauvais. Mais nous savons trouver la parole, le pain venu du ciel, tandis que tant de personnes se perdent dans une vie de futilités. Elles ont chassé Dieu de leur vie et n′ont plus de moyen de subsistance spirituelle.
Il est difficile de ne pas avoir à manger, mais il est plus difficile de trouver la nourriture céleste.
  N′ hésitons pas à parler simplement et naturellement de Dieu autour de nous, avec un zeste de compassion ? Non avec beaucoup de compassion pour ceux qui se perdent. Partageons en temps et hors de temps, chaque fois que c′est l′occasion, un moment propice, le pain de la parole avec ceux qui sont dans le désespoir, sans le Berger pour les diriger.
   Le temps restant est court. Partageons nos avoirs.

Extraits de la prédication à
Saint-Estève le 14 mars 2010

                                                  

Publié dans Prédication

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