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Simon Pierre lui répondit :" Seigneur, à quel autre irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle."

                                                                                                                                                   (Jean 16. 38)
  Pierre avait la lucidité du témoin qui voit, entend et touche chaque jour le Messie.
.  Jésus parlait de la vie éternelle. Jusqu'à la résurection de Jésus,  le moyen que veut employer Dieu pour donner le salut restera pour Pierre quelque chose de confus.
   Il est impératif de rester collé aux textes du Nouveau Testament, pour ne pas recevoir ou garder, un enseignement erroné concernant le salut éternel de la part des hommes, tels que seule cette église sauve et pas telle autre.
    Il n'y a de salut qu'en Jésus-Christ.

_________________________

Edification au christianisme

Lundi 2 novembre 2009

Dans Jean 11. de 1 à 14, nous avons le récit de la résurrection de Lazare.

Je pense souvent à ce passage le jour des défunts, car je passe devant la tombe de un de mes anciens médecins qui s'émerveillait de la puissance de la résurrection ordonnée par Jésus sur un cadavre en décomposition avancée..

Encore une fois, la nouvelle vie en Christ, doit faire l'objet d'une demande personnelle, tandis qu'on peut dire aujourd'hui.
A toi aussi Jésus t'appelle par ton nom et te dis : " SORS !"

Sors de ton sommeil,
Sors de ta léthargie.
Sors de ta vie de péché
Sors de ta mort spirituelle.

Quand Lazare est sortit de sa mort, Jésus a demandé qu'on le délie de ses bandes qui l'entravaient. Il y a là aussi un enseignement qui se complète avec le fait de rouler la pierre. N'ayez pas une fausse pudeur et sachez accepter l'aide des autres pour ôter vos entraves. Elles sont certainement toutes ses choses qui vous ont procuré beaucoup de plaisirs au début, mais dont maintenant vous ne pouvez vous défaire, bien qu'elles vous pèsent.

De fait, chaque fois que j'entre dans un cimetière, je pense à cette résurrection du corps qui nous attend tous après la mort. Quand on est mort, en fait, on a changé de lieu de vie; On devrait parler de vie après la vie. Cette vie, nous n'en connaissons pas grand chose. La Bible nous donne deux destinations possibles dans la vie éternelle. Rien que deux. Ou, premier cas, nous avons aimé Dieu et son Fils Jésus-Christ et notre prochain, en recherchant sans cesse la sanctification - ou , deuxième cas, nous avons rejeté Dieu en vivant égoïstement comme il nous semble bon. Dans le premier cas, le salut est assuré auprès de Dieu. Dans le second cas, c'est l'éternité loin de la face de Dieu. D'un côté le bonheur éternel ; de l'autre une peine éternelle. Chacun est libre de choisir tant qu'il n'est pas devenu la propriété de Satan, et tandis qu'il vit, l'une ou l'autre des destinations possibles. Il n'y en a pas de troisième.

Où se trouvait Lazare ? Certainement et à coup sûr, dans la félicité. Lazare et ses deux sœurs aimaient Jésus. Quand il était de passage, c'est chez eux que le Seigneur allait. On connaît le passage où Marie écoute Jésus, assise à ses pieds. Les amis de Jésus sont au courant de sa puissance.
Marthe, qui est toujours en avant pour le geste, le besoin efficace. Et tandis que Marie écoute, Marthe prépare le dîner.
Dans la séquence d'aujourd'hui, elle court la première vers Jésus. Elle sait que Jésus peut tout par le Père. Qui n'aurait pas aimé être à cette époque dans cette maison, écouter Jésus. Elles en avaient appris des choses ces deux sœurs.


Au verset 21, Marthe dit à Jésus : " Si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je sais, que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te le donnera. Elle sait. On aurait tort de croire, que Marthe n'écoutait pas tout en travaillant. Peut-être pas si attentivement; peut être pas toujours. Mais elle sait.

Vous, savez-vous ?

Chère lectrice, cher lecteur. Que savez-vous ? Qu'elle est votre foi ? Une vague idée d'un Dieu qui a créé le ciel et la terre et tout l'univers, mais qui serait incapable d'agir dans le concret d'un besoin humain ? Marie, sait aussi. Evidemment. Verset 32. Elle a la même certitude que Marthe. " Si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort."

Lazare est le prototype de ce qui arrive à quelqu'un lorsque Jésus n'est pas à côté de cette personne. Le malheur atteint la personne elle-même mais aussi ses proches parents.
Combien de drames, combien de deuils ne se sont-ils pas produits dans les existences des uns et des autres, parce que Jésus était absent du lieu des divers drames qui surgissent dans le monde ?
Pour certains, c'est le moment d'invoquer un Dieu probable pour lui demander des comptes. " Pourquoi mon fils est mort, ma fille violée, mon conjoint tué, ma maison détruite ? Y a-t-il un Dieu seulement, pour supporter de telles choses ? "

La peine pour la perte d'un être cher est la même pour tous, et personne ne change rien.. Cependant, celui qui ne connaît pas Dieu, souffre en plus de la révolte à ne pouvoir rien changer à cause de son incrédulité. Marthe et Marie, savent, sans s'être donné le mot, que à l'instant hic et nunc , ici et maintenant, Jésus peut faire quelque chose. Si vous commencez un bout de chemin avec Jésus, n'attendez pas des lendemains meilleurs à moins que ce ne soit en qualité. Tout de suite, ici et maintenant, vous pouvez bénéficier des largesses de Jésus. Jésus en effet répond :" Je suis la résurrection et la vie." Il a employé le présent, non le futur. C'est maintenant qu'il est la résurrection ; c'est maintenant qu'il est la vie. Bien sûr il le sera aussi demain. Mais pourquoi attendre ? Est-ce que tu es maître de demain ? Regarde les infos sur ton télé et tu verras que chaque jour, on dénombre des personnes qui n'ont pas vu leur lendemain. Demain ce n'est pas ton affaire. Aujourd'hui par contre, tu peux courir vers Jésus et lui dire :" Si tu avais été à côté de moi, je n'en serais pas au point où j'en suis. Mais maintenant encore, je sais, que tu peux me rendre la vie. Alors je te le demande, Jésus : " Viens me ressusciter. Viens me donner une nouvelle vie. Car je suis au désespoir de vivre une vie normale auprès de toi. Viens me libérer de mes péchés, de tout ce qui fait ma honte. Je me repends Seigneur. Pardonne-moi et bénis-moi à cause de ton sacrifice en ma faveur. Amen !

Cher ami qui m'écoutes, si cette prière était pour toi et si tu l'a suivie de tout ton cœur, sois assuré que Jésus t'a entendu et qu'il veut te ressusciter à une nouvelle vie. Si tu veux la répéter avec moi téléphone-moi. J'habite Saint-Estève. Quelle que soit l'heure je veux aider une personne dans sa peine, dans son désastre moral, corporel, spirituel.
L'Evangile n'est pas une vieille histoire. C'est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit. Ce n'est pas un raccord à un vieille vie, mais un appel à une nouvelle vie. Ce n'est pas un acte définitif d'accusation, mais une parole de pardon de la part de Dieu pour ceux qui se confient en Jésus-Christ.

Jésus revient bientôt chercher les siens. Les morts en lui, ressusciteront premièrement et s'élèveront vers lui. Les vivants seront changés. Notez bien que seuls les morts en lui se lèveront. Les autres attendront la résurrection générale pour le jugemer vous laisser aider. Nous avons tous été dans la situation de Lazare. Nous avons pué à un moment de notre vie avant que quelqu'un nous amène vers le Seigneur. Le Seigneur a fait ce que les personnes ne pouvaient pas faire. Les personnes ont roulé ma pierre, m'ont ôté les bandelettes, mais seul Jésus a pu ôter ma puanteur. Le travail que l'homme peut faire, il doit le faire. Le travail qui revient à Dieu, c'est Jésus qui l'accomplit.

Réfléchissez à cette résurrection qui peut, être la vôtre. Une vie nouvelle avec Jésus, voilà un bon programme pour la vie éternelle et pour une vie heureuse tout de suite.


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Ce 3 Nov 2000 H. Darnès


Par Henri
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Samedi 17 octobre 2009

ORIGINES

http://esaie.free.fr/pdv/index.htm


A46 - L'Eucharistie

Article de Let Us Reason Ministries. L'original anglais peut être consulté sur le site http://www.letusreason.org

Reproduction autorisée, pourvu qu'elle soit intégrale, et que la source soit indiquée.

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La Sainte Cène du Nouveau Testament vient de la Fête de Pâque. Jésus a accompli une tradition que les Juifs avaient conservée pendant plus de 1.500 ans.

Lorsque Jésus a dit : "Ceci est mon corps, ceci est mon sang," Il n'était pas encore mort. Il n'a jamais prévu que nous prenions la Cène comme une source de grâce. Nous devons le faire en mémoire de ce qu'Il allait accomplir, jusqu'à ce qu'Il vienne.

La Fête de Pâque préfigurait la venue de Christ. La Cène commémore ce qu'Il a accompli sur la croix. Toutes les Fêtes Juives sont l'ombre des choses à venir. Elles devaient aider la nation Juive à demeurer dans la bénédiction de Dieu, et à reconnaître Christ à Sa venue.

Quand Jésus a dit : "Il faut que vous mangiez ma chair et que vous buviez mon sang," Il employait un langage symbolique. Il ne disait pas que nous devions le faire d'une manière littérale. Cela symbolisait la vie qu'Il allait offrir.

A-t-Il donné à manger à Ses disciples une partie de Son corps ? Si les Chrétiens devaient littéralement manger une partie de Son corps, il y a longtemps qu'il devrait être entièrement consommé ! La seule manière de se sortir de cette impossibilité est d'affirmer que le corps de Jésus est un corps spirituel, et qu'il peut donc être mangé. Mais, dans ce cas, cela revient à affirmer que Jésus n'est pas réellement ressuscité dans un corps physique.

En réalité, Jésus est ressuscité dans un corps physique glorifié, vivant pour l'éternité, et intact dans toutes ses parties !

Selon le Catéchisme Catholique (1106, 1374), le pain et le vin deviennent "véritablement le vrai corps de Christ le Seigneur, Celui qui est né de la Vierge."

Il est écrit dans un document du Concile Vatican 2 (vol. 2) : "Le corps est donné pour nous. Le sang est celui qui a été versé pour la rémission des péchés. Ils sont offerts à Dieu par l'Eglise comme un sacrifice pour le monde entier. Dans l'Eucharistie, Christ est présent, et offert comme le sacrifice qui nous donne la paix."

Contrairement à cette affirmation, la Bible dit que Christ S'est offert sur la Croix pour nous donner la paix.

Quand on immole une victime, on la met à mort pour l'offrir en sacrifice. L'Eglise Catholique enseigne que Christ, lors du sacrifice de la Messe, ne souffre pas, ne verse pas Son sang, et ne meurt pas. Il passe simplement par une "immolation sans effusion de sang" (Pape Pie XII, Mediator Dei, N° 70). Cela permet à Christ d'être présent, grâce au sacrement de l'Eucharistie, sous les apparences du pain et du vin, et de devenir une "victime très sainte" (Catéchisme Catholique, 11085, 1353, 1362, 1364, 1367, 1383, 1409, 15451).

Le Catholicisme Romain enseigne que Christ, une fois qu'Il est présent sous forme de victime sur l'autel, peut alors S'offrir à Dieu le Père, par les mains du prêtre, et en union avec l'Eglise (1354, 1357).

Ce "renouvellement" de la mort de Christ, en présence de Dieu le Père, s'effectue lorsque le prêtre prononce les paroles suivantes, au cours de la Messe : "Père, nous T'offrons, Dieu de gloire et de majesté, ce sacrifice saint et parfait : le pain de vie et la coupe du salut éternel. Jette un regard favorable sur ces offrandes et accepte-les… Dieu Tout-Puissant, nous Te prions que Ton ange emporte ce sacrifice jusqu'à Ton autel dans le ciel. Puis, alors que nous recevons de cet autel le corps et le sang sacrés de Ton Fils, remplis-nous de toute grâce et de toute bénédiction." (Prière de commémoration de la première prière eucharistique).

Quand Jésus S'est offert en sacrifice sur la croix, Son sang a coulé de Son corps. Il n'en est pas ainsi pour la Messe. Pourtant, la Messe n'est pas une simple illustration. L'Eglise Catholique insiste sur le fait que la Messe est "un sacrifice réel." Elle ne symbolise pas un événement réel passé, mais elle constitue en soi le "sacrifice effectif de l'Eucharistie" (Concile de Trente, Session 22, enseignements et canons sur le Très Saint Sacrifice de la Messe, chap. 1).

L'épître aux Hébreux dit que la confirmation d'un testament dépend de la mort du testateur. Or la Messe présente Christ dans Sa mort et Son état de victime, souffrant sans cesse pour répandre Sa grâce. Il est sans cesse immolé. (Catéchisme Catholique, 1353, 1362, 1364, 1367, 1409).

Ainsi, pour le Catholicisme, la Messe n'est pas une commémoration de l'œuvre déjà accomplie par Jésus, mais un sacrifice réel, accompli par le prêtre, qui l'offre ensuite à ceux qui le consomment pour qu'ils reçoivent une grâce.

À chaque Messe, le prêtre renouvelle le sacrifice de Christ et le présente au Père (Catéchisme, 1354, 1357).

En revanche, la Bible dit que Christ S'est donné Lui-même, volontairement. Jésus a dit : "Le Père m'aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. Personne ne me l'ôte, mais je la donne de moi-même ; j'ai le pouvoir de la donner, et j'ai le pouvoir de la reprendre : tel est l'ordre que j'ai reçu de mon Père" (Jean 10:17-18).

Rappelez-vous quand Moïse a frappé le rocher par deux fois, au lieu de lui parler, comme Dieu le lui avait ordonné. Le Nouveau Testament nous dit que ce rocher était Christ. Moïse a désobéi à Dieu et il ne put entrer dans la terre promise. À combien plus forte raison les prêtres catholiques désobéissent-ils à Dieu, lorsqu'ils offrent continuellement Christ en sacrifice sur des autels faits de main d'homme ! Ils frappent le rocher bien plus de deux fois !

Selon la doctrine de l'Eglise Catholique, chaque fois qu'un prêtre offre la Messe, la colère de Dieu contre le péché est apaisée. La Messe est mise sur le même plan que la croix : elle est un sacrifice propitiatoire, qui apaise la colère de Dieu. Dans ce "divin sacrifice" accompli lors de la Messe, Christ est soi-disant offert à chaque fois en sacrifice, sans effusion de sang, alors qu'Il S'est offert une fois pour toutes sur la croix, dans un sacrifice sanglant !

Le Concile de Trente enseigne que "la Messe est réellement un sacrifice propitiatoire, et que si nous nous approchons de Dieu avec un cœur pur et une foi sincère, dans la crainte et le respect, nous obtiendrons miséricorde et grâce, pour être secourus dans nos besoins," (selon Hébreux 4:16).

Le Concile affirme que "Dieu est apaisé par l'offrande du sacrifice de la Messe, et qu'Il nous donne gracieusement le don de la repentance, en absolvant même une énorme quantité d'offenses et de péchés" (Concile de Trente, session 22, enseignements et canons sur le Très Saint Sacrifice de la Messe, chap. 22).

La Messe est donc "un sacrifice sans effusion de sang, qui fait l'expiation pour les péchés des vivants et des morts" (Catéchisme de l'Eglise Catholique, 1367, 1371, 1414).

Si le pain et le vin de la Messe deviennent réellement le corps et le sang de Christ, pourquoi la doctrine catholique affirme-t-elle que la Messe est un sacrifice sans effusion de sang ? De quoi s'agit-il en fait ? Les Catholiques ont besoin de le dire clairement.

L'Eglise Catholique affirme qu'il s'agit d'un sacrifice sans effusion de sang. Or, la Bible dit que "sans effusion de sang, il n'y a point de pardon du péché" (Hébreux 9:22).

Si le vrai sacrifice de Jésus sur la croix a été accompagné d'une effusion de sang, pourquoi n'y a-t-il aucune effusion de sang à la Messe ? Pourquoi se contente-t-elle de "changer" le vin en sang, sans que ce "sang" soit versé ?

Un sacrifice sans effusion de sang n'a aucune puissance. Ce n'est qu'un rite apparent sans valeur. Tandis que le sang de Jésus est efficace, et l'a toujours été tout au long de l'histoire.

Cette doctrine de l'Eucharistie ne fait que nous prouver que l'Eglise Catholique ne croit absolument pas en la valeur éternelle du sacrifice de Jésus sur la croix ! Sinon, elle n'aurait aucun besoin de le répéter sans cesse au cours de la Messe, en représentant constamment Christ comme une victime sur l'autel. Christ a déjà été offert comme Victime, une fois pour toutes !

Christ S'est offert Lui-même. Tandis qu'à la Messe, ce sont des hommes qui L'offrent, et qui s'appellent "prêtres de Dieu" ! Ils se procurent du pain et du vin, et utilisent leurs pouvoirs exclusifs pour changer la substance de ces éléments, d'une manière que les Catholiques ne peuvent expliquer, mais qu'on leur demande de croire.

La doctrine catholique enseigne que le sacrifice de la Messe continue à accomplir en permanence l'œuvre de la rédemption (Catéchisme Catholique 1364, 1405, 1846).

Chaque Messe "applique la puissance salvatrice du sacrifice de la croix" (Catéchisme Catholique 1366, 1407, 1416, 1566).

Voici ce qu'a décrété le Concile de Trente, dans son Canon N° 1 : "Si quelqu'un nie que le corps et le sang, ainsi que l'âme et la divinité de notre Seigneur Jésus-Christ, et par conséquent le Christ tout entier, soient réellement et substantiellement contenus dans le sacrement de la Très Sainte Eucharistie, et s'il dit que Christ n'y est présent qu'en signe ou en représentation, qu'il soit anathème (maudit) !"

La Bible enseigne que nous ne rencontrons pas Christ au travers d'un sacrement. Mais nous sommes en relation avec Lui par Son Esprit. Nous n'avons pas besoin pour cela de choses fabriquées par des mains d'hommes.

La Bible dit dans Hébreux 10:10-12 : "C'est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l'offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes. Et tandis que tout sacrificateur fait chaque jour le service et offre souvent les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais ôter les péchés, lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s'est assis pour toujours à la droite de Dieu."

"Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. Si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n'est point en nous. Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité" (1 Jean 1:7-9).

Ce sang qui nous purifie constamment est celui qui a été versé sur la croix, pas celui de la communion catholique ! La Messe est un sacrifice continuel. La Bible nous enseigne que les sacrifices de l'Ancien Testament, qui devaient sans cesse être répétés, révélaient leur faiblesse.

Si le sacrifice de la Messe était réellement puissant, quel besoin y aurait-il de le répéter chaque jour, ou chaque semaine ? Le sacrifice de Christ était entièrement différent des sacrifices d'animaux, qui devaient dans cesse être répétés. Le sacrifice de Christ a été accompli une fois pour toutes. Il a satisfait Son Père. Ses effets sont toujours efficaces aujourd'hui, parce que Christ ne peut plus mourir. Il est un Souverain Sacrificateur éternel. Son œuvre est éternelle.

Quand Jésus S'est offert en sacrifice sur la croix, Ses dernières paroles ont été : "Tout est accompli !"

Dans l'offrande de la Messe, il y a une victime, le Seigneur Jésus-Christ, sous l'apparence du pain et du vin. C'est pour cela que l'Eglise Catholique a appelé la petite galette consacrée "hostie." Ce mot provient d'un mot latin qui signifie "victime." Le prêtre prononce ces paroles : "Nous offrons la victime immaculée à Dieu le Père, par le Saint-Esprit" (Concile Vatican II, Instructions générales concernant la Liturgie de la Messe, Missel Romain, chap. 2, sect. 55).

Pouvons-nous accepter que la Deuxième Personne de la Trinité divine subisse de force une telle incarnation continuelle, en collaboration avec l'industrie alimentaire ?

Une hostie de parle pas, ne bouge pas. Comment peut-elle se transformer en Christ ? Elle est produite par l'industrie humaine. Christ ne peut Se trouver dans des objets inanimés ! Dans Actes 7:48-49, Etienne cite le Psaume 102:25 : "Mais le Très-Haut n'habite pas dans ce qui est fait de main d'homme, comme dit le prophète : Le ciel est mon trône, et la terre mon marchepied. Quelle maison me bâtirez-vous, dit le Seigneur, ou quel sera le lieu de mon repos ?"

Pourtant, l'Eglise Catholique dit que c'est ce que Dieu fait. Pour elle, l'hostie est "Christ Lui-même, le Christ tout entier."

Dieu seul est digne d'être adoré. On n'adore pas des objets faits de la main de l'homme. Dieu nous interdit de faire des images ou des représentations quelconques de tout ce qui habite sur la terre ou dans le Ciel. Pourtant, l'Eglise Catholique adore l'hostie consacrée.

"Dans la liturgie de la Messe, nous exprimons notre foi dans la présence réelle de Christ, sous les espèces du pain et du vin, en particulier en nous agenouillant ou en nous prosternant profondément, comme signe d'adoration de notre Seigneur."

L'Eglise Catholique a toujours adoré et vénéré le sacrement de l'Eucharistie. "Nous lui offrons la même adoration que celle que nous offrons à Dieu" (Concile de Vatican II, sur la sainte communion et l'adoration du mystère de l'Eucharistie, en dehors de la Messe, N° 21). "Dieu désire que le pain et le vin consacrés soient adorés comme étant divins" (Catéchisme Catholique, 1178, 1183, 1378, 1418).

Rappelez-vous l'histoire du serpent d'airain dans le désert. Les Juifs qui le regardaient étaient guéris. Mais, dans la suite des temps, ils ont fini par en faire une idole. En hébreu, le mot "idole" se traduit par "eliyl," ce qui signifie : "vanité, sans valeur aucune, chose de néant, chose bonne à rien." Toujours en hébreu, "adorer" se traduit par le même mot que "se prosterner, s'incliner, s'abaisser devant un supérieur pour lui rendre hommage, rendre un culte à de faux dieux ou aux anges." Pour les Juifs, le fait de s'incliner devant quelqu'un d'autre que Dieu, ou de faire une génuflexion devant lui, est considéré comme un acte d'adoration, donc d'idolâtrie. Il en est de même pour le fait de brûler de l'encens ou d'allumer un cierge (Voir Exode 20).

C'est la raison pour laquelle l'emploi du pain et du vin par Jésus est nécessairement symbolique. Seul le sacrifice réel de Jésus a fait propitiation pour nos péchés. Faire propitiation signifie offrir à Dieu quelque chose qui apaise Sa colère.

La Bible n'enseigne nulle part que le pain et le vin constituent un sacrifice. Jésus a été Le Sacrifice Vivant. Le pain et le vin ne sont que des symboles de ce qui a réellement existé. Jésus les a utilisés pour illustrer l'acte réel qu'Il allait accomplir.

Pouvons-nous enfermer Dieu dans un objet inanimé ? Jésus nous a promis qu'Il serait avec nous "tous les jours, jusqu'à la fin du monde." Si nous croyons que le Seigneur demeure déjà en nous par le Saint-Esprit, nous n'avons plus besoin de cette doctrine qui veut nous faire croire que nous avons besoin "d'absorber" Jésus au travers de l'hostie, pour recevoir Sa grâce !

Prenez une hostie, et laissez-la à l'air libre pendant quelque temps. Vous verrez ce qu'elle va devenir ! Le Corps de Christ peut-il se corrompre ?

L'hostie peut être bouger ? Peut-elle parler ? Elle n'a aucune vie en elle. Seuls les prêtres ont réussi à faire croire aux gens qu'elle était vivante ! Elle constitue exactement ce que la Bible appelle une idole.

L'Eglise Catholique a bien compris que l'apparence physique du pain et du vin contredisent la doctrine de la présence réelle. Pour expliquer cette contradiction, elle enseigne que les "qualités physiques" restent celles du pain et du vin, mais que leur "substance" (leur nature réelle) change (1373-1377, 1413).

Mais n'est-ce pas la nature interne d'un objet qui produit son apparence externe ? La Bible ne présente aucun "miracle" montrant que rien ne s'est passé en apparence, alors qu'il se serait passé quelque chose d'invisible ! On demande aux fidèles de croire aveuglément une telle absurdité : croire que quelque chose s'est passé, alors que rien ne s'est passé ! Dieu n'a jamais agi ainsi avec l'homme dans la Bible !

Imaginez Jésus dire à un aveugle qu'il est guéri, alors qu'il est toujours aveugle, ou dire à un amputé qu'il est guéri, alors qu'il lui manque toujours un membre !

Les paroles de Jésus à propos du pain et du vin sont parfaitement compréhensibles quand on s'en tient à leur sens symbolique. Son Corps reste Son corps, et le pain et le vin restent du pain et du vin. Leur substance reste cohérente avec leur apparence extérieure.

Ainsi, en prenant la Cène, nous ne consommons pas Christ physiquement, mais nous sommes en communion spirituelle avec Lui.

La Bible nous dit que Jésus est à présent sur le trône et qu'Il règne dans le Ciel. Son retour physique sur la terre ne s'est pas encore produit. La Bible ne dit pas que le Seigneur Jésus peut être présent dans Son corps physique à plus d'un endroit à la fois. Les Catholiques répondent : "Mais Christ est Dieu, et Dieu est omniprésent !"

Certes, mais Son omniprésence concerne Sa présence spirituelle et non sa présence physique. Dans Matthieu 24:23-26, Jésus a dit : "Si quelqu'un vous dit alors : Le Christ est ici, ou : Il est là, ne le croyez pas. Car il s'élèvera de faux Christs et de faux prophètes ; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s'il était possible, même les élus. Voici, je vous l'ai annoncé d'avance. Si donc on vous dit : Voici, il est dans le désert, n'y allez pas ; voici, il est dans les chambres, ne le croyez pas."

"Les chambres" dont parle Jésus pourraient très bien être le petit tabernacle sur l'autel catholique, ou le présentoir de l'hostie, ou l'hostie elle-même !

Ne le croyez pas ! Croyez-vous qu'il soit possible de faire descendre Jésus du ciel ? Les prêtres prétendent posséder ce pouvoir ! Ils font descendre Jésus du Ciel à chaque Messe !

Pourtant, selon la Parole de Vérité, et non la tradition des hommes, voici ce qu'il est écrit dans la Bible : "Mais voici comment parle la justice qui vient de la foi : Ne dis pas en ton cœur : Qui montera au ciel ? C'est en faire descendre Christ ; ou : Qui descendra dans l'abîme ? C'est faire remonter Christ d'entre les morts. Que dit-elle donc ? La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur. Or, c'est la parole de la foi, que nous prêchons. Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité des morts, tu seras sauvé. Car c'est en croyant du cœur qu'on parvient à la justice, et c'est en confessant de la bouche qu'on parvient au salut, selon ce que dit l'Ecriture : Quiconque croit en lui ne sera point confus" (Romains 10:6-11).

La doctrine catholique prétend donc que les prêtres ont le pouvoir d'obliger Dieu à S'incarner dans une hostie. Les avertissements de Jésus dans Matthieu 24 s'appliquent bien ici ! Dieu n'associe pas Sa puissance et Sa grâce à des objets inanimés. Christ est actuellement assis dans Son corps physique à la droite du Père.

Allons-nous croire sérieusement que nous mangeons littéralement le Seigneur dans l'hostie, et qu'Il va être digéré par notre corps comme n'importe quelle autre nourriture ? Cela ressemble à la vision Hindoue du panthéisme ! Cette doctrine est influencée par les doctrines païennes, qui affirment que Dieu réside dans des objets inanimés.

Ne trouvez-vous pas répugnante l'idée même d'avoir à mastiquer le corps de Christ entre vos dents, et d'avoir à Le digérer ?

Il est écrit dans 1 Jean 4:2-3 : "Reconnaissez à ceci l'Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu, c'est celui de l'antéchrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde."

Cela signifie que Jésus ne S'est incarné qu'une seule fois. Jean écrit cette épître après la résurrection de Jésus. Le mot grec utilisé par Jean indique une action continuelle, depuis le passé, jusque dans l'avenir. Cela signifie que Jésus S'est incarné dans un corps physique, et que c'est ce même corps physique qui est ressuscité, et qui est le Sien aujourd'hui et éternellement !

Jésus ne vient pas S'incarner dans de nombreux petits corps, les hosties, à l'invocation d'un prêtre, pour être absorbé, digéré par Ses fidèles, et finir dans les lieux secrets ! Je regrette de devoir être aussi suggestif, mais c'est la vérité !

Jésus S'est incarné dans la chair une seule fois. Il est mort dans Sa chair. Il est ressuscité dans Sa chair, et Il possède pour l'éternité un corps physique ressuscité !

Il n'accorde pas Sa puissance et Sa grâce à des objets inanimés. La grâce vient de la personne du Père et de Jésus-Christ, comme le déclarent les Ecritures.

Les Catholiques ont besoin de croire en la Parole de Dieu pour connaître la vérité, et de cesser de croire en leur Catéchisme et en leurs traditions !

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Par Article de Let Us Reason Ministries.
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Samedi 12 septembre 2009

LECTURE : Jean 14 : 1 et ss.

 

                                                 Vous venez de lire lire une séquence  très intéressante. Dans le cadre de cet article, nous n’en développerons pas tous les points. Je voudrais seulement, ou presque, m’arrêter sur la déclaration de Jésus qui dit : «Je suis  le Chemin, la Vérité et la Vie »

Il m’est arrivé de souligner ici même, le caractère indiscutable et affirmatif de cette déclaration, qui est soulignée par l’emploi de l’article défini: le. Le fait de ne pouvoir choisir entre ce qui serait « un » chemin, «une» vérité» et  « une » vie, nous met à l’abri de l’erreur et du doute.

Jésus est le chemin. Il n’y en a pas d’autres.

Jésus est la vérité. Il l’est, au dessus de toutes les prétentions humaines.

Jésus est la vie. Il l’a créée par sa Parole, il l’a offerte pour nous sur la croix et il a vaincu la mort.

 

Après une telle déclaration, j’ouvre une parenthèse pour que nous voyions encore une fois, que les différentes expressions religieuses sont reléguées au dernier rang de l’intérêt auxquelles elles pourraient  éventuellement prétendre. (Le rassemblement des croyants, par Dieu, ne saurait en aucun cas, être un amalgame de divergences mutuellement consenties. Pierre dit dans sa première lettre, chapitre 1, verset 22 :  « Purifiez vos âmes en obéissant à la vérité, pour avoir un amour fraternel sincère.»  Autrement dit: l’amour qui réunit plusieurs « vérités » est boiteux.

Il n’y a qu’un seul chemin c’est Jésus.

Il n’y a qu’une seule vérité : c’est Jésus.

Il n’y a qu’une seule vie : c’est Jésus.

 

C’est pourquoi je peux dire aux Juifs qui me liraient : «Ecoute Israël ; Adonaï est notre Dieu,  Adonaï, est Un. »

Pour ne pas trop m’éparpiller dans ma réflexion, je referme là, la parenthèse.)

 

Revenons à la déclaration de Jésus sur son identité: «  Je suis le Chemin, la vérité et la vie. » nous avons ici, une triple identité qui nous est donnée. Nous allons les voir l’une après l’autre.

Il est le Chemin : Il est le Chemin qui conduit au Père. Il est donc important de ne pas prendre un autre chemin. Il est impossible d’aller au Père en dehors de l’intermédiaire de Jésus. Lui seul est agréé pour une telle démarche. Quant au chemin qui conduit à Jésus, c’est tout simplement en  lui ouvrant  la porte de votre cœur. Là non plus, pas besoin d’un intermédiaire. C’est du direct. Jésus dit Apocalypse 3. 20: «  Voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un m’ouvre, je rentrerai et je souperai avec lui…» Vous n’avez pas besoin d’une aide. Allez-y vous-même,  sans peur, car il attend.  Pierre dit encore dans 2: 4:  Approchez-vous de lui pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu. »  Pierre nous dit que Jésus est la Pierre précieuse choisie par Dieu, et Pierre nous dit encore : « Approchez-vous de lui. » Pierre ne revendique rien. Il sollicite une démarche de notre part.

 

                Il est la Vérité : Il y a dans le monde,  des langues, qui ont un ou plusieurs mots, pour distinguer ce qu’en français ne s’exprime que par un  même mot. Exemple: En français le mot amour, est distingué en  trois acceptions en grec.  Pour ce qui est de : vérité, on distingue deux acceptions en langue russe. Il y a la « pravda »  que tout le monde connaît bien, car c’est aussi le titre d’un quotidien bien connu de nom, par tous. La pravda, c’est la vérité indiscutable de la matérialité des choses et des faits. On s’en serait douté, me direz-vous. L’autre mot connu de ceux qui parlent le russe c’est: « istina ».  Nous  le retrouvons dans le psaume 119, sur nos bibles, verset 160, repris par Jésus s’adressant au Père : dans Jean 17. 17 (Slovo tvié iésti istina.)  

Ta Parole est la Vérité. Jésus englobe ses deux vérités. C’est le grec qui va nous en donner la clé car vérité peut se traduire aussi par réalité. C’est là que je voudrais centrer mon message d’aujourd’hui.

 

     Jésus-Christ, Réalité, ne peut pas entrer dans la seule sphère religieuse, où son approche est codifiée, soumise à un protocole.  Les façons de s’approcher du Seigneur résultent le plus souvent, dans ces milieux, plus d’une exigence humaine que de la volonté de Dieu. J’aimerai que nous prenions aujourd’hui  conscience de ce qu’est réellement la réalité de Jésus en nous. Comprenez bien qu’il n’est rien de plus triste de la part d’un chrétien, que de rencontrer le Seigneur qu’à un coup de cloche. Juste quant nous aurions besoin de ses services, convoquer Jésus et l’oublier ensuite sans problème…jusqu’au prochain problème. Le prier quelques fois, pour lui demander son avis, mais sans attendre de réponses. Il a tellement de monde à s’occuper ! Ce sont de telles attitudes, de telles pensées, qui nous révèlent, s’il en était besoin, notre éloignement d’avec le Seigneur.

Nous avons dit que, quand Jésus dit de lui-même: « Je suis la Vérité…», nous ne trahissons pas le texte en lui faisant dire  : « Je suis la Réalité.» Où est cette réalité ? En quoi consiste-t-elle ? Jésus est-il seulement réel pour lui-même ? pour les êtres célestes ? Est-il réel  aussi, dans ma vie ?

Quand vous êtes au travail, votre activité est mise en œuvre par la réalité du patron, qu’il soit là ou non. Pratiquement vous travaillez comme s’il avait les yeux sur vous. C’est ainsi que nous devrions agir avec le Seigneur. Lui, c’est le Patron des patrons. Il nous observe au travail, au vestiaire, à la cantine, sur le chemin et à la maison. Il est toujours là. C’est cela aussi la réalité de Jésus. Il est réel dans notre vie. Nous devrions donc avoir conscience de sa présence permanente à nos côtés. Il faudrait qu’il soit vu par nos yeux spirituels, agissant à côté de nous. Nous devrions prendre son  conseil en permanence,  pour nos décisions. Pour cela il faudrait que nous lui reconnaissions le droit d’être réel auprès de nous, dans notre vie. Au lieu de cela, nos façons de vivre ne se distinguent en rien de celles des païens ou de  certains chrétiens. Nous sommes pour la plus part, loin de considérer la réalité de Jésus dans nos vies. Peut-être le voyons-nous assis sur son trône dans le Ciel. Comme partenaire à parts entières dans notre vie, est-ce qu’il est réellement présent ? Montons d’un cran. Est-ce que vous voulez faire un pas dans la direction de Jésus maintenant ? Si c’est oui, restez à l’écoute.

La réalité de Christ, pour notre entendement, devrait être détachée des seules pratiques religieuses et s’attacher, aussi, à notre vie directement. Christ devrait faire partie des réalités qui sont les nôtres. Une assemblée de croyants qui s’unit pour louer Dieu d’un même cœur, d’une même âme, c’est une chose irremplaçable. La relation personnelle l’est tout autant. Il ne s’agit pas pour nous, de nous prendre pour des supers religieux, ou même des mystiques. C’est tout le contraire du mysticisme que Jésus attend de nous. Jésus veut que nous fassions coïncider la réalité de sa personne avec le déroulement normal, ordinaire et matériel de notre vie. «  Je ne te demande pas de les ôter du monde mais de les préserver du mal… » ( Jn 17.15).  Le monde a été créé  ¨ : il a été créé bon. Le mal pour nous c’est de nous écarter suffisamment de Jésus, pour pouvoir suivre nos propres voies. Le mal n’est pas d’être dans ce monde, même si tout est loin d’y être réjouissant, c’est d’y vivre sans Dieu !.

Le problème pour beaucoup, c’est la difficulté à parvenir à ce que notre esprit coexiste avec l’Esprit de Dieu. Car en fin d’analyse, c’est bien de ceci qu’il s’agit. Jésus-Christ est monté au Ciel. Cependant, il nous a envoyés un autre lui-même. Hébreux 5.6 en effet nous dit que Jésus est sacrificateur pour l’éternité. L’avocat promis, c’est l’Esprit-Saint , qui est descendu le jour de la Pentecôte pour la première fois, de façon visible et audible.

Qui voudrait limiter Dieu dans son pouvoir de se représenter par un autre lui-même, sans restreindre son unité ?    Notre esprit est trop limité pour comprendre de telles choses, de cet Eloïm  d’un pluriel d’éloha,  qui est  héHad , d’un pluriel Un. Israël ne le reconnaîtra qu’à la prochaine invasion de son Eretz, quand le Messie Yéchouah délivrera miraculeusement son peuple des envahisseurs.

La réalité de l’Esprit de Dieu en nous, devrait faire, que nous ne projetions rien, sans en avoir référé, sans en avoir parlé avec Celui qui veut partager notre vie. Son joug est facile, mais qui veut s’atteler avec lui ?

Il y a des personnes qui passent de maison en maison et qui essayent de dissuader les gens à s’attacher à Jésus-Christ, parce que pour eux il n’est pas Dieu. Ils vous écarteront aussi du Saint-Esprit en disant qu’il n’est pas Dieu. Ce sont des aveugles spirituels qui vous conduisent au désastre. D’ailleurs leur vision n’est centrée que sur le jugement de Dieu sur les hommes, surtout sur ceux qui n’ont pas signé chez eux !

N’ayez aucune crainte de ces visiteurs. Ils ne sont chargés d’aucune mission par le Seigneur. Ils n’ont de l’influence que sur les gens mal affermis dans la connaissance de la Bible, qu’ils manipulent pour leur compte. Si vous êtes troublés par de tels visiteurs, confiez-vous à moi-même ou à quelqu’un d’autre de la Radio F.M. Evangile 66. Vous trouverez auprès de nous des conseils judicieux et gratuits, pour ne pas tomber dans les erreurs sectaires. Pour l’instant, continuons. C’est quand ils ont reçu le Saint-Esprit, que les apôtres ont pu annoncer avec force et hardiesse la Bonne Nouvelle de l’Evangile de Jésus-Christ. La puissance de Dieu les accompagnait. Ils témoignaient par des prodiges et des miracles, que ce qu’ils prêchaient était la vérité.

Rien n’est changé. Je peux vous dire qu’à cet instant même, il y a,  et il va y avoir des personnes qui vont être guéries miraculeusement.dans le monde  J’ai cette assurance que Dieu veut agir aujourd’hui pour que beaucoup puissent reconnaître que toute la gloire revient à Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit. C’est encore là, un trait de notre réalité de vie avec celui qui est le réel Jésus-Christ.

Combien j’aimerai, que votre vie devienne une réalité de vie avec Jésus ! Ainsi, par amour fraternel.

. Dieu donne gratuitement. C’est lui qui donne en échange de votre coeur et qui va donner des bénédictions..

Avant de finir, je voudrais dire un mot sur la troisième identité de Christ. Il dit :

 

          Je suis la Vie :  De fait  la triple identité que nous étudions ici, c’est aussi une progression en trois points pour nous-mêmes. Avec la vie, nous atteignons le sommet de notre progression.

       Dans le Chemin que nous avons pris avec lui pour aller au Père, nous avons rencontré la Vérité, la réalité de Jésus. Cette  Vérité, en nous, nous conduit à la vie avec le Vivant par excellence : Celui qui vit aux siècles des siècles. Jésus nous place dans une situation confortable de progression avec Sa Personne.

             Chrétiens anciens, ou sympathisants, il y a une part, dans le message  d’aujourd’hui, pour chacun de nous.  Si vous cherchez la paix en vous-même, si vous avez un manque quelconque, en fait, il vous manque Jésus. 

             Jésus est mort sur la croix, où il a expié nos fautes. Pour que nous ne soyons pas punis par le Père, il a pris sur lui la sentence qui était prononcée sur nous. C’est notre grand Frère. Il veut rester près de nous pour nous garder du mal. Il faut donc nous repentir de nos fautes, demander pardon et croire que le sang qui a été répandu de Christ,  nous purifie de tout péché. Ensuite rechercher le Royaume de Dieu en poursuivant notre mise à part pour Dieu et ses lois.

Je vous encourage à une prière aussi courte que fervente. Ce n’est pas la longueur qui compte, mais seulement la sincérité du cœur. Je vous l’ai dit, il va y avoir encore des miracles aussi dans votre maison, partout où ce message est reçu avec foi. Des personnes qui ont du mal à dormir, vont se reposer par de bonnes nuits de sommeil. Des  petits malades et des malades incurables vont être guéris. Des problèmes de relation entre époux, entre parents et enfants, vont avoir une solution miraculeuse. N’oubliez pas de pardonner  si vous avez à le faire et vous allez voir la main de Dieu en action. Jésus est réel aujourd’hui comme hier et comme éternellement. Gloire à Dieu !

 

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Par Henri
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Mercredi 26 août 2009


En 1 Pierre, chapitre 2, Pierre converti présente une autre manière de penser concernant le fait de suivre Jésus. Au verset 5, il explique que nous sommes ″ une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d'offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus-Christ
A l′époque de l’Ancien Testament, les prêtres d′Israël offraient des animaux en sacrifice pour le pardon des péchés. Ce service est devenu obsolète et même interdit, puisque Jésus a remplacé pour tous les temps, cette façon de faire par son propre sacrifice à la croix.  Notre sacrifice est rendu acceptable au travers du sang de Christ.  Sortons donc pour aller à lui, hors du camp, en portant son opprobre » (Hébreux 13:10-13). En nous offrant nous-mêmes il ne s'agit pas de se faire immoler physiquement, mais d′apporter  bien sur son cœur plein d′amour pour Dieu et son prochain et un corps physique spirituellement mort aux sollicitations de la chair.  C′est pourquoi l′auteur de l’épître aux Hébreux demande de vivre en paix et de rechercher la sainteté sans laquelle nul ne verra le Seigneur.
C′est seulement quand nous avons compris et accepté d′offrir notre corps en sacrifice de sainteté dans la souffrance de l′obéissance acceptée de cœur et d′esprit, et que nous déposons à l′autel la louange et d′adoration que nous sommes vraiment dans la lumière éclairé par le Saint Esprit, Nous avons la vision claire  du plan du salut divin. Nous pouvons alors affermir comme Pierre, les frères? pour qu’ils soient capables d’endurer leurs souffrances.
Voilà ce que dit Pierre (1 Pierre 2. 19-23) ″ Car  c’est une grâce que de supporter des afflictions par motif de conscience envers Dieu, quand on souffre injustement. En effet, quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes ? Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c’est une grâce devant Dieu. Et c’est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces, lui qui n'a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s'est point trouvé de fraude ; lui qui, injurié, ne rendait point d'injures, maltraité, ne faisait point de menaces, mais s'en remettait à celui qui juge justement

 Par les tribulations qui s'amplifient sur le monde, de plus en plus  nous aurons à souffrir injustement. Cela a été toujours ainsi.

      Nous sommes loin de l'Évangile d’une sorte de prospérité prêché par quelques égarés. Nous sommes au contraire appelés à enrichir autrui des paroles de la Bible qui sauvent de leur montrer les ressources spirituelles en nous dépouillant nous-mêmes de tout grade afin que nous diminuions de notre importance en nous, tandis que Jésus grandit dans nos cœurs à tous.

Toute église du Christ digne de ce nom devrait être telle que décrite par Pierre : ″Soyez enfin tous animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, pleins d’amour fraternel, de compassion, d’humilité. Ne rendez point mal pour mal, ou injure pour injure ; bénissez, au contraire, car c’est à cela que vous avez été appelés, afin d’hériter la bénédiction ″(1 Pierre 3:8,9).

 
Souffrir pour Christ


Nous avons abandonné la vie du monde. La conséquence directe est que  nous nous trouvons entourés de ridicule, d’opposition,  d'insultes et par endroits de voies de fait tortures et meurtre. Encore en France en 2009, mais pour combien de temps Dieu seul le sait, la liberté est passable car contrecarrée par le laïcisme qui dénature la laïcité. Il est donc convenable que tous ceux qui marchent ensemble sur ce chemin étroit le fassent avec le même esprit, et qu′ils pratiquent les lois d′amour en restant dans la vérité. En effet l'amour hors de la vérité est une suppercherie.

Quand Pierre  écrit : (1 Pierre 3:13,14).″  Et qui vous maltraitera, si vous êtes zélés pour le bien ? D’ailleurs, quand vous souffririez pour la justice, vous seriez heureux. N’′ayez aucune crainte, et ne soyez pas troublés ″ Il parle de deux choses. Si nous sommes zélés pour le bien, nous ne risquons rien des lois humaines, sauf si cela arrive quand même. C′est alors que nous ne devons pas avoir de crainte ni être troublés, mais heureux de prouver notre attachement au bien.  Comme pour Jésus quoique à notre niveau, souffrir et mourir dans l′obéissance nous conduit à la gloire éternelle. Car si nous sommes vraiment morts avec Christ nous ressusciterons avec lui.

Car  il vaut mieux souffrir, si telle est la volonté de Dieu, en faisant le bien qu’en faisant le mal. Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort quant à la chair, mais ayant été rendu vivant quant à l’Esprit ″(1 Pierre 3:18,19). Ne croyons jamais que l′on peut faire ce qui est mal pour qu′il en sorte du bien. Évidemment c′est difficile. Nos anciennes façons d′agir n′ont plus le droit au chapitre, donc nous devons toujours décider dans le respect des lois divines et non dans les magouilles.
 Pierre écrit encore : (1 Pierre 4:12,13). Biens aimés, ne soyez pas surpris, comme d’une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver. Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l’allégresse lorsque sa gloire apparaîtra ″Certains ne voient pas que les épreuves actuellement vécues dans le monde chrétien, sont en train d′augmenter et que donc, elles sont le début de la grande tribulation. L'Ésprit nous montre le contraire. Les tribulations vont augmenter jusqu′à leur paroxysme de façon inéluctable. Les libertés individuelles vont être mises à mal dans peu de temps. On obligera les gens à accepter à leur corps défendant des choses dont ils ne voudront pas. Le chemin  qui mène au salut va être très étroit et il sera difficile d′y rester dessus. A celui qui vaincra, le salut est assuré.


  Quelle est la valeur de nos souffrances ?


Toutes les souffrances ne sont pas acceptables par Dieu. Il y a là plus à dire. Parfois, nos épreuves peuvent être provoquées par nos propres imperfections qui nous conduisent à dire et à faire des choses qui sont contraires à la volonté de Dieu.
Pierre attire notre attention sur cela en disant : ″Que nul de vous, en effet, ne souffre comme meurtrier, ou voleur, ou malfaiteur, ou comme s’ingérant dans les affaires d ′autrui. Mais si quelqu’un  souffre comme chrétien qu’il nen ait point honte, et que plutôt il glorifie Dieu à cause de ce nom . ″  (1 Pierre 4:15,16).

 Ce sont seulement ceux qui souffrent pour la cause de la justice qui peuvent être assurés de l’approbation de l’Éternel, et peuvent espérer recevoir leur héritage avec Jésus dans le royaume des cieux.

La justice c′est la vérité de l′enseignement des premiers apôtres et pas du tout ce qui a été rajouté aux Écritures par un tas de docteurs égarés 
Dieu prend soin de nous  quand il nous montre les fausses doctrines et les hérésies.
En suivant le chemin difficile qui nous est tracé, nous n′aurons pas que des peines mais aussi des joies qui dépasseront largement les peines supportées. Ces joies nous viennent de l’assurance selon laquelle le Seigneur nous aime et prend soin de nous.
Pierre écrit (1 Pierre 5:6-9). Humiliez- vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève au temps convenable ; et déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous. Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. Résistez-lui avec une foi ferme, sachant que les mêmes souffrances sont imposées à vos frères dans le monde ″ Nous devons nous humilier devant Dieu et accepter les épreuves qu’il permet puisque tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu, même quand nous ne comprenons pas. Restons fidèles nous est-il demandé :.(Apocalypse 2:10).

Par Henri
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Samedi 22 août 2009


Lorsque Jésus et les douze étaient ensemble dans la chambre haute la nuit précédant la crucifixion, Jésus dit à Simon Pierre : ̔ " Simon, Simon, Satan vous a réclamés, pour vous cribler comme le froment. Mais j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point ; et toi, quand tu seras converti, affermis tes frères ̔"   (Luc 22:31,32).
Pierre avait reçu de l″Esprit que Jésus était le Messie annoncé dans les prophéties. Lorsque Jésus lui parla de sa future conversion, il a fait référence à un changement de point de vue qui allait prendre place chez Pierre, Pierre était encore rempli de religion, ce qui le faisait  trouver en opposition avec la mission de Jésus venu non pour parfaire la religion juive qui avait montré ses limites, mais pour ouvrir au monde entier une réconciliation avec le Père, par son sacrifice.

C’est pourquoi il n’a rien compris quand Jésus a fait  savoir qu’il allait partir pour Jérusalem où il allait être arrêté et mis à mort. ″ A Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas  ″  (Matthieu 16:22). Il a fallu aussi lui montrer par une vision qu″il pouvait tuer et manger de tout......

 Jésus propose une autre façon de servir Dieu: ″  Si quelqu'un veut venir après moi, qu′il renonce à lui-même, qu″il se charge de sa croix, et qu′il me suive ″  (versets 2  à,25).


La relation  avec Dieu implique désormais une lutte serrée contre Satan et non des actes religieux  

″ Satan vous a réclamé ″
(Luc 22:31).  Comme Satan a œuvré dur avec Pierre dans le but de le détruire lui et Jésus, Satan est toujours à l′ œuvre pour nous détruire en douceur. Toujours sous le couvert de l′amour de l′irénisme et de l′ œcuménisme, Satan conduit dans le syncrétisme ceux qui se sont laissé avoir.
Ce n′est qu ′après la Pentecôte que Pierre a été converti. Éclairé par le Saint Esprit, il a compris la raison des souffrances et de la mort de Jésus. Déjà à la Pentecôte. , Il attirera l′attention sur les prophéties annonçant la mort et la résurrection de Jésus.
Puis rectifié par Paul, il va abandonner une relation superficielle entre son éducation religieuse juive et les propositions de Jésus.
De cette façon, Pierre était bien préparé à affermir les frères concernant les souffrances que doivent endurer les chrétiens, et la place qu'elles occupent dans le plan divin. Ceci apparaît évident dans la première épître de Pierre, une épître que Pierre pourrait bien avoir écrit en se souvenant du conseil de son Maître d ′affermir les frères.
Nous avons tous besoin d'être affermis sur le chemin qui doit nous conduire au Trône de la grâce Les souffrances ne sont pas agréables, et la chair cherchera toutes les raisons pour les éviter,  quelle que  soit l′origine de la douleur physique ou morale due à la désapprobation de frères ou des autorités établies. Dans ces temps de la fin en 2009, où ces lignes sont écrites, les tribulations se font de plus en plus pressantes. Tandis qu′elles commenceront à tester notre foi, Jésus viendra chercher son Église avant le paroxysme des grandes tribulations. Il faudra faire face aux souffrances et à la mort, alors que nous pourrions peut-être choisir une solution plus agréable, mais qui ne sera pas ce que veut Dieu comme par exemple l′acceptation de l′implantation de la puce électronique comme moyen de paiement : la fameuse microship qui est considérée comme la marque de la bête.qui correspond bien à Apo 13.

Pierre met l′accent sur le fait que nous ne recherchons pas des bénédictions terrestres, mais célestes.

Ensuite, il nous rappelle que nous avons été régénérés : ″ pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour un héritage qui ne se peut ni corrompre ni souiller, ni flétrir, lequel vous est réservé dans les cieux, à vous qui, par la puissance de Dieu, êtes gardés par la foi pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps ! ″ (1 Pierre 1:3-5) ″

C'est dans l′espoir de cet héritage du Royaume, que repose notre principale cause de joie, Cependant nous serons testés par le début de la grande tribulation qui a commencé sur quelques régions de la Terre.  Pour ce qui ont les yeux fermés, il faut dire que renoncer à l′Islam pour adopter Christ est risquer tous les jours sa vie.  D′autres actions existent contre les chrétiens et pas toujours en pays inconnus.

Notre rédemption et notre salut sont rendus possibles par Jésus qui fait la volonté de son Père, en présentant son sang sur le propitiatoire céleste et en priant pour nous et nous aidant à tenir le cap.


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Par Henri
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Mercredi 5 août 2009

DIEU PARMI LES HOMMES             

 

          La naissance de Jésus, sa mère étant vierge, sans l'intervention de Joseph est bien établie dans l'Évangile selon Mathieu.

          Matthieu faisait-il face à une interrogation de voisinage pré ou postnatale, ancienne ou plus récente. Peut-être ! Mais ce qu'il nous fait partager, depuis que c'est écrit, c'est la réalisation de la prophétie 

vétéro-testamentaire, l'infaillibilité de la parole de Dieu donnée par ses prophètes et le merveilleux de l'essence divine qui se détache du Ciel pour venir sur la Terre des hommes. Une vierge enceinte, cela ne peut être qu'un prodige venant de Dieu, elle enfantera un fils et non « son »fils et  on lui donnera le nom d'Emmanuel ce qui se traduit par : Dieu avec nous.

D'autres passages dans le Tanak annoncent la venue du Fils. Un des plus important est le conciliabule de l'Eloïm qui nous est rapporté par deux phrases  Esaïe  6 -8 :« Qui enverrai-je ? Qui marchera pour nous ? »

La réponse immédiate est celle du Verbe, que d'autres passages nommeront le Germe,  Jér 23. 15  Zacharie 3.8) _ On le trouve présent aux côtés du Père. «  Me voici ô Père, pour faire ta volonté. » (Hébr 10. 7)

     Esaïe parlera du caractère volontaire donné à la mission.

 

 

Ce que l'on trouve d'intéressant, c'est que Jésus a David comme père virtuel d 'après la généalogie de Joseph et qu'à ce titre, il est tout naturellement appelé à être le roi d'Israël.

D 'ailleurs c'est bien un roi que les Juifs attendent pour combattre l'occupant Romain. Certainement pas le fils du charpentier dont on connaît les frères et les sœurs. D'ailleurs vient-il de Dieu ? On se demande s'il peut sortir quelque chose de bon de Nazareth. Oui il fait des miracles, mais n'est-ce pas par Belzébuth ?  Ensuite il fait plus qu'agacer. Il change la loi, ne respecte pas le sabbat, nous traite d'hypocrites, nous les pharisiens et docteurs de la loi.

 

Si on fait une lecture sans œillères des Évangiles, on se rend compte que Jésus est loin de conforter l'exercice du culte. Il aura le culot de jeter les marchands du Temple indispensables pour le culte. Il aura aussi l'audace de se comparer au Temple qu'il remplacera  en trois jours.

 

          Jésus est plus que déconcertant.  

 

 

Voici, les choses anciennes sont passées.

 

   De fait Jésus est Celui qui va changer les choses anciennes pour en faire de nouvelles.

Il faut cependant être attentif et ne pas croire que tout est supprimé et que l'homme va être libre dans un sens qui dépasse celui de l'Évangile.

 En Jésus-Christ, l'humanité entière est appelée à devenir libre selon qu'il est écrit : « Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous affranchira ».

De façon très naturelle, l'homme entend qu'être libre c'est faire ce qu'il veut comme il veut et où il veut. Ce n'est pas du tout de ça qu'il s'agit dans le rapport homme-Dieu.

D'entrée, le premier livre de la Bible, nous montre la différence  entre  les conséquences de la liberté de désobéir à Dieu, et le genre de rapport avant la désobéissance. Avant que les rapports entre Dieu et le couple Adam et Ève donné en référence, ne soit détérioré par la désobéissance, l'Éternel va à la rencontre du couple tous les soirs. On peut déjà goûter cette  harmonie entre le Créateur et ses créatures. Dieu n'a pas créé l'homme pour qu'il se débrouille dans une supposée évolution. L'homme est comme tout le reste de la création, un vivant fini dans ses capacités physiques, intellectuelles et spirituelles. Cependant l'homme n'est pas omniscient et Dieu doit lui apprendre certaines choses. L' Éternel donne donc une limite à la consommation des arbres du Jardin d'Éden, car l'un d'eux est un poison mortel. « Le jour que vous en mangerez, vous mourrez .»  

 

A l'origine l'homme ne fait pas confiance en Dieu et se fie à ses sens. Le fruit sembla agréable aux yeux de Ève.  (Gen. 3. 6) 

A l'évidence, nous n'avons pas été créés pour être guidé par nos sens.            

Par contre nous sommes les champions pour nous méfier de toute parole prononcée par Dieu. Satan aidant, le doute a vite fait de remplacer des certitudes et c'est hardiment que nous prenons la résolution de ne pas obéir, de faire à notre idée et selon nos sentiments.

Dieu avait placé l'homme dans le Jardin pour qu'il puisse se nourrir sans trop forcer semble-t-il et pour le garder. Garder le jardin ce n'est pas le cultiver. Apparemment il devait y avoir un danger pas pour le jardin seulement, mais aussi pour Adam et Ève personnellement. Nous ne sommes pas renseignés tout de suite sur ce qui est dangereux, mais sans tarder, Satan est à l'œuvre pour continuer à mettre de son côté, en poursuivant sa révolte, la Création de Dieu. Cette révolte nous ne l'apprendrons que plus tard dans le récit biblique.

 

 

 

                        L'ARGUMENT MAJEUR

 

                    ET INVARIABLE DE SATAN   

 

 

Gen 3. 1 : « Dieu a-t-il réellement dit... »….............

Il appartient à chacun de nous de savoir la suite de ce début de phrase prononcée par Satan. La suite pour Ève, nous pouvons la lire en poursuivant   notre lecture du chapitre. Mais pour ce qui nous concerne personnellement, nous avons tellement entendu ce début d'argumentation, que nous n'y faisons presque plus cas. Oh! Nous nous posons nous-même la question. Est-ce que ce qui est écrit dans la Bible, ici, tel livre, tel chapitre , tel verset s'applique ou ne s'applique pas à moi ? Est-ce que l'époque, le contexte, ne peuvent pas être pris en compte pour détourner cette loi ? Dans le fond, Satan ne se donne plus la peine de nous interroger. Nous le faisons nous-même de bon cœur. C'est tellement plus agréable une religion, quand elle ne vient pas troubler nos idées, que nous sommes prêts à la défendre corps et âme.

Or il ne s'agit jamais dans la Bible de défendre une religion.[1] On l'aurait su avant les guerres de religion. Satan aussi savait où se trouvait le principal. La religion n'existait pas encore. Au début il y avait la Parole. Jean qui a été le seul à avoir compris l'inanité de la religion, introduira des siècles plus tard son récit de l'Évangile, par le fameux «  En arqué o logos ». Jean rejoint le récit de la Genèse, où tout se passe par la Parole. La Parole qui crée, la Parole qui légifère, la Parole qui communique chaque soir avec l'homme et la femme. La même Parole qui plus tard prendra forme humaine pour expier le péché de l'humanité. C'est plus que Satan ne peut en supporter. Lui le banni, ne supporte pas la relation qui existe entre Dieu et l'homme et il organise la chute...et réussit. L'homme déchut  a comme première sanction la perte de la relation directe et affective.

L'homme la  dispose lui-même. Il se cache Gen 3. 7 et ss. Désormais il se trouve nu, a peur de l'Éternel.

 

De nos jours nous avons de braves héros qui n'ont pas peur de Dieu. S'ils se cachent c'est pour mieux pratiquer le péché. Mais ils ne se cachent plus depuis longtemps. Ils sont organisés en bandes respectables chargées de turpitudes que la loi oblige même à respecter. C'est le progrès.

Le progrès du mal sur le bien caractéristique des temps de la fin

 

Rapidement l'humanité s'étend sur la surface de la Terre et cherche en tous lieux un dieu pour intervenir dans le quotidien. Dieu suscite alors Abram qui se trouve en UR en Chaldée pour le faire être père d'une multitude, d'où son nouveau nom donné par l'Éternel : Abraham.

 

A partir d'Abraham, Dieu va se servir de la religion commune à toute la Terre, à savoir le sacrifice d'animaux, pour entrer en relation avec Dieu et en obtenir des bénédictions.

Ceci dit, jamais la religion ne supplantera la relation. Dieu préfèrera toujours l'obéissance aux sacrifices, haïra les cantiques des impies et n'écoutera pas les prières des hypocrites. Bien entendu, le culte sera parfaitement codifié, les officiants triés dans la spécialité. Tout cependant ne sera que l'ombre d'une disposition meilleure. « Ce qui est ancien est prêt de disparaître. » Le meilleur va arriver avec la descente de la Parole qui se trouve au Ciel, auprès de Dieu. « Me voici, pour faire ta volonté. »

Marie, une jeune-fille promise à Joseph un charpentier, est choisie par Dieu pour être une servante de choix. Elle aura pour tâche, de porter la grossesse de cette Parole de Dieu qui se fait chair pour venir habiter avec les hommes.

 

De fait il s'agit d'une nouvelle création qui commence avec Jésus.

Avant Jésus, toute personne qui veut voir ses péchés pardonnés doit aller offrir, comme le feront Joseph et Marie Luc 2. 24 un sacrifice au Temple.

Jusqu'à ce que Jésus ait donné sa vie en holocauste pour le pardon universel des péchés, il n'y aura aucun autre moyen pour personne d'échapper au jugement de Dieu, si non, en passant par la purification faite par le sang des animaux sacrifiés.

 

              Joseph a assumé son rôle de protecteur de la moralité de Marie et de garde du corps du bébé. Il est évident que le voisinage n'aurait pas compris la grossesse de Marie en dehors de la relation par le mariage et à contrario, qu'elle n'ait qu'un seul fils, ce qui aurait été considéré comme une punition divine. Mais la Bible nous éclaire suffisamment sur l'origine céleste de Jésus, comme étant en tant que Parole, partie intégrale de l'Eloïm qui est un pluriel du Dieu UN.

 

 

Où SE TROUVE LA RELIGION CHRETIENNE ?

 

On cherchera en vain un endroit où Jésus ou des apôtres directs de Jésus, ont élaboré une religion avec une hiérarchie bien définie et une liturgie rigide.

Ceux qui avanceront le passage de 1 Cor 12-28 et Eph 4. 11,devront expliquer si il s'agit d 'une prééminence dans le grade ou d'une suite logique pour l'annonce de l'Évangile.

   Il semble évident qu'il faille d'abord un envoyé pour ouvrir le chemin, c'est le rôle de l'apôtre. Tout de suite après les prophètes qui vont faire la liaison entre les prophéties passées et les futures, mais on voit bien le sens large  du titre de ceux qui annoncent la parole : évangélistes, pasteurs, docteurs.

Paul ramène tous ces ministères à u seul en Eph 2-20 où il semble les classer tous comme édificateurs c'est-à-dire des bâtisseurs. Les disciples ne sont pas dominés par une hiérarchie, mais epoicodomhyentev , bâtis, édifiés     Si on remonte à Jésus, on voit en Matthieu 28-18, que tout disciple est appelé à être un édificateur. S'envelopper de titres dans l'application du christianisme, ne correspond à rien de vraiment défini. Ce n'est qu'une renaissance de la caste cléricale qui a préféré de tous temps se repaître du troupeau que de le faire paître. C'est simplement à l'arbre que l'on reconnaît les fruits et le plus petit des orteils fait partie du corps, tandis que d'autres parties du corps plus en vue, ne peuvent pas dire, on n'a pas besoin de toi.

Les disciples ont tous la charge d'édificateurs, sans qu'il n' y ait une supériorité des uns sur les autres si non des degrés de responsabilités  différentes, dont chacun devra personnellement rendre compte. Jésus dira « Bon et fidèle serviteur, entre dans la joie de ton Maître. » Il n'y a pas de titres annoncés et de vêtements d'apparat. La tenue en robe blanche est pour tous égale.

               Pas de super titre pour personne dans le Royaume de Dieu.

Abraham, Moïse, Élie, Joseph et Marie ainsi que d'autres auront leur place d'honneur dans le Royaume. Chacun de nous aura une place préparée par Jésus car il l'a promis (Jean 14-2); Jamais il n'a parlé de place prépondérante à qui que ce soit en attendant son retour.

 Jésus a prophétisé sur Pierre en lui montrant sur quelle Pierre il devait se reposer pour voir l'Église être bâtie par Jésus. Nous aussi nous devons bâtir sur la Pierre  de fondement qu'est Jésus, si nous voulons voir Jésus bâtir son Église .

Cette Église il en fait son Épouse dont il va célébrer bientôt l'union.

Rappelons-nous que par l'union, l'homme et la femme ne font qu'un.

  C'est la concrétisation de la prière de Jésus : « Qu'ils soient un en nous » chapitre 17 de Jean.

    L'honneur pour chacun de nous, n'est-il pas d'être unis à Christ ?

 

Henri Darnès  Prédication du 4 août 2009

 



[1]Les guerres de religion entre chrétiens sont loin d'être terminées ou considérées comme nulles et non avenues. Dans une encyclique récente, le pape déclare avoir, lui, la seule église chrétienne qui puisse exister et considère les Évangéliques comme des brebis perdues hors du corral. Le sien étant l'unique, le seul vrai..Nous sommes ici, loin de l'enseignement apostolique.

Par Henri
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Mardi 30 juin 2009

Ce qui suit est un avertissement prophétique venant de la rue Azuza, il y a 75 ans. Il concerne le danger d’une Pentecôte sans Christ. Frank Bartlemen fut un témoin oculaire de l’effusion du Saint-Esprit en 1907 à la rue Azuza, de Los Angeles. On a pu l’appeler « le reporter du Réveil d’Azuza Street ». Voici près de 75 ans, pendant cette effusion, il écrivit un traité mettant en garde contre une Pentecôte sans Christ. Il donna cet avertissement:

Il est possible de voir des gens louer Dieu et lever les mains, et cependant que Christ marche parmi eux comme un étranger...

« Nous ne pouvons tenir une doctrine ou chercher une expérience, si ce n’est en Christ. Plusieurs désirent chercher la puissance pour faire des miracles, veulent attirer l’attention ou l’adoration des gens sur eux-mêmes. C’est ainsi qu’ils dérobent à Christ Sa gloire, et mettent l’homme charnel en évidence. Ce dont les vrais disciples ont le plus besoin, c’est du Jésus doux et humble de coeur.

L’enthousiasme religieux monte facilement en graine. L’esprit humain veut prévaloir sur le spirituel, mais nous devons nous en tenir à notre texte: Christ.

Toute oeuvre qui exalte le Saint-Esprit ou les charismes plus que Jésus aboutira finalement au fanatisme. Tout ce qui nous pousse à exalter et à aimer Jésus est bon et sain. Le contraire ruinera tout. Le Saint-Esprit est une grande lumière, mais qui est toujours dirigée sur Jésus, afin de Le révéler. Quand le Saint-Esprit contrôle la situation, Jésus est proclamé comme la tête, et le Saint-Esprit Son exécutif ».

Ailleurs, le frère Bartlemen avertit encore:

« La tentation semble nous conduire à des manifestations vaines; elles n’exigent ni la croix ni la mort à soi-même. De là leur popularité. Nous ne pouvons pas mettre la puissance, les dons, le Saint-Esprit ou quoi que ce soit plus haut que JESUS. Toute mission qui exalte même le Saint-Esprit plus que le Seigneur Jésus-Christ finira dans les écueils de l’erreur ou du fanatisme.

Il semble qu’il y a un grand danger de perdre de vue le fait que Jésus était « tout en tous ». L’oeuvre du Calvaire, l’expiation, doit rester au centre de notre considération. Le Saint-Esprit révélera Christ de manière plus complète. Nous risquons de manquer d’égard envers Jésus, de Le laisser « perdu dans le temple », quand nous exaltons le Saint-Esprit ou les dons spirituels. Jésus doit être au centre de tout ».

Je ne prends pas à la légère l’avertissement du Frère Bartlemen. Le danger d’une Pentecôte sans Christ est très réel aujourd’hui. JE VOUS DIT QU’IL EST POSSIBLE DE RASSEMBLER DES GENS REMPLIS DE L’ESPRIT DANS UN ENDROIT, DE LES VOIR LOUER ET LEVER LES MAINS, ET CEPENDANT D’AVOIR CHRIST MARCHANT PARMI EUX COMME UN ETRANGER !

Il est vrai qu’Il a dit: « Quand deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux ». (Math. 18.20) Mais Il ne peut pas être au milieu de nous comme un étranger ! ignoré, inconnu - même par ceux qui se réunissent en son nom ! Les juifs se rassemblaient, chaque sabbat, dans la synagogue pour parler de son nom et pour prophétiser sa venue. Ils louaient le nom du Père qui promettait d’envoyer le Messie. Ils prononçaient le nom du Messie avec crainte et révérence. Et pourtant, quand Il vint et marcha parmi eux, Il ne fut pas reconnu ! Pour eux, Il était un étranger !!

Christ, un étranger au milieu d’une congrégation remplie de l’Esprit, Un étranger au milieu de ceux qui L’appellent par Son nom; qui adorent le Père qui L’a envoyé ? Un étranger pour ceux qui chantent « Hosanna » en son honneur, qui L’appellent « Seigneur, Seigneur » ?

Oui ! Absolument ! C’est non seulement possible; mais c’est ce qui arrive parmi le peuple élu de Dieu aujourd’hui !

Permettez-moi de vous montrer trois manières dont nous faisons de Christ un étranger parmi nous ! Puisse le Saint-Esprit enlever notre aveuglement spirituel, de façon que nous puissions Le voir à nouveau comme Il est en réalité: LE SEIGNEUR DE TOUS !

1. Nous faisons de Christ un étranger quand nous donnons au Saint-Esprit la prééminence sur lui !

Christ, et Christ seul, doit être le centre de la vie et de l’adoration ! « Il est la tête du corps, de l’Eglise; Il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier. Car il a plu au Père de faire habiter en Lui toute plénitude... » (Col. 1.18,19). Qu’en toutes choses, Il ait la prééminence... . C’est-à-dire qu’Il soit distingué et nommé au-dessus de tous les autres. Qu’Il ait la première place en toutes choses. Même le Saint-Esprit ne doit pas être exalté plus que ce Nom !

La chambre haute ne doit jamais porter ombrage à la Croix ! Nous ne devons pas penser au Christ simplement comme à celui qui donne le Saint-Esprit. En d’autres termes: « Merci, Jésus, d’avoir envoyé quelqu’un de meilleur que Toi ». Christ a envoyé le Saint-Esprit pour révéler sa propre plénitude parmi nous. Quand le Saint-Esprit devient le centre de notre attention, l’Eglise est décentrée. Le Saint-Esprit descendit sur Jésus lorsqu’Il sortit des eaux du baptême. Il dit de Lui: « Voici le Fils bien-aimé en qui j’ai mis toute mon affection. » Le Saint-Esprit descendit sous forme corporelle comme une colombe, mais le centre d’attraction était l’Agneau de Dieu - qui ôte le péché du monde. NON PAS LA COLOMBE, MAIS L’AGNEAU !

Christ parle à ses disciples d’une prochaine Pentecôte, quand l’Esprit serait répandu, dans un seul but: Ce serait une puissance donnée pour magnifier le nom de Christ ! « MAIS VOUS RECEVREZ UNE PUISSANCE, QUAND LE SAINT-ESPRIT VIENDRA SUR VOUS, ET VOUS SEREZ MES TEMOINS... JUSQU’AUX EXTREMITES DE LA TERRE ». (ACTES 1.8).

Jésus a clairement expliqué que quand le Saint-Esprit viendrait, il n’attirerait pas l’attention sur lui-même mais mettrait l’accent sur les oeuvres de Christ. Il exaltera Christ. « Quand lui, l’Esprit de vérité, sera venu..., il ne parlera pas de lui-même... il Me glorifiera: car il prendra de ce qui est à Moi et vous l’annoncera. Tout ce que le Père a, est à Moi; c’est pourquoi j’ai dit qu’il prendra de ce qui est à Moi et qu’il vous l’annoncera ». (Jean 16,13.15).

Jésus dit: « Il vous montrera ma gloire, ma puissance, mon royaume. Il vous rappellera toutes mes paroles ». Le premier travail du Saint-Esprit n’est pas la communion fraternelle, quoiqu’il amène les croyants à être tous un en Christ. Il ne produit pas l’extase. Il ne veut pas seulement nous enseigner une langue inconnue. L’Esprit est venu pour exalter Christ ! Pour guider toute l’humanité dans la vérité que Christ est Seigneur ! Ce n’est pas assez de dire que l’Esprit nous a rendus proches les uns des autres. Il doit nous rendre plus proches de Christ ! La plénitude de l’Esprit est la plénitude de Christ. Si vous n’avez pas un amour consumant pour Christ, vous n’avez pas reçu un baptême du Saint-Esprit !

Christ, le baptiseur, a envoyé le Saint-Esprit pour enflammer nos âmes envers les perdus, pour nous envoyer sur les routes et parmi les haies pour atteindre les pécheurs, pour secouer notre paresse et nous qualifier pour son oeuvre. Le Saint-Esprit - béni soit-il - sera contristé et finalement se retirera, lorsque les hommes voudront l’exalter lui, plus que le Fils de Dieu ! Il ne permettra jamais que sa puissance soit au service de ceux qui veulent seulement le don, et non Christ, le Donateur !

Qu’est-ce qu’une vraie réunion charismatique ? Celle où les gens parlent tous en langues ? Où les gens sont guéris ? Où les saints sautent de joie ? Où les saints prophétisent ? C’est plus, bien sûr que cela ! C’est un temps où Christ est exalté, où sa sainteté transperce l’âme, où les hommes et les femmes tombent devant son trône de sainteté, brisés, humiliés, en criant: « Saint, saint, saint »!

Le mouvement provoqué par le Saint-Esprit est un mouvement qui rend plus proche de Christ, plus profond en Christ, avec une plus grande soumission à sa Seigneurie !

2. On fait de Christ un étranger quand on le loue, mais qu’on ne le prie pas.

Nous louons un Christ que nous ne prions pas ! Nous sommes devenus un peuple qui adore, mais ne prie plus ! Pour beaucoup d’enfants de Dieu, la chambre de prière est une relique du passé. Pourquoi demander à Dieu ce qu’Il a déjà promis ? Il suffit de s’emparer de ses promesses et d’ordonner la délivrance ! Nous ne voulons pas tellement le Christ, mais seulement ce qu’Il peut faire pour nous. Nous désirons échapper à la peine et à la souffrance. Nous voulons que nos troubles s’évanouissent. Et nous sommes si occupés à échapper à la douleur que nous perdons le vrai sens de la croix. Nous refusons les croix et les désarrois. Surtout pas de Géthsémané pour nous ! Pas de nuits d’agonie ! Nous ne connaissons même plus ce Christ souffrant, saignant, mais ressuscité !

Nous voulons son pouvoir de guérison. Nous voulons ses promesses de prospérité. Nous voulons sa protection. Nous désirons davantage de richesses terrestres. Nous voulons le bonheur qu’il donne. Mais en réalité, nous ne voulons pas de Lui seul. L’Eglise jadis confessait ses péchés. Aujourd’hui elle confesse ses droits ! Combien parmi nous Le serviraient, s’Il ne nous offrait que Lui-même ? Sans guérison, sans succès, sans prospérité, sans bénédictions temporelles, sans miracles, signes ou prodiges ? Qu’en serait-il si nous avions à accepter joyeusement l’enlèvement de nos biens ? Qu’en serait-il si au lieu de naviguer par temps clair et de vivre sans problèmes, nous faisions face au naufrage ? Crainte au-dedans et luttes au dehors. Qu’en serait-il de nous si - au lieu d’une existence sans souffrance, nous subissions de cruelles moqueries, la lapidation, l’effusion de sang, en étant sciés en deux ? Qu’en serait-il si -au lieu de nos belles maisons et de nos belles voitures, nous devions errer dans les déserts, vêtus de peaux de mouton, et nous cacher dans des antres et des cavernes ? Qu’en serait-il si - au lieu de prospérité, nous étions dénués de tout, affligés et tourmentés ? Et si le seul privilège qui nous était accordé était Christ ?

Bien peu d’enfants de Dieu prient encore. Ils sont si occupés à travailler pour Jésus, qu’ils n’ont plus le temps de Lui parler ! Les serviteurs, en particulier, sont devenus si occupés des affaires du Royaume qu’ils ne leur reste que peu ou pas de temps libre pour prier ! Il y a du temps pour visiter, pour construire, pour voyager, du temps pour les vacances, du temps pour les comités, du temps pour se distraire, pour lire, conseiller, mais pas de temps pour prier !

Les prédicateurs qui ne prient pas deviennent des promoteurs. Ils deviennent frustrés, tout en entreprenant beaucoup. Quand ils perdent contact avec Dieu, ils perdent aussi contact avec leurs gens et leurs besoins. Les prédicateurs qui ne prient pas, perdent la boussole. Ils cherchent leur propre voie. Ils remplacent l’onction par la transpiration. Les évangélistes qui ne prient pas, deviennent des stars, des conteurs d’histoires. Ils manquent d’humilité, et en viennent à manipuler les foules par des procédés émotionnels.

Le cri de maint pasteur est: « O Dieu, où puis-je trouver un évangéliste qui ne parle pas d’argent ou ne cherche pas à lancer tel ou tel slogan ? Quelqu’un qui fasse descendre le ciel sur la terre et rende Christ réel ? O Dieu ! Donne-moi un homme de prière qui amène mon assemblée à genoux ! La honte de cette génération est que nous avons trop de serviteurs de Dieu avec des talents, mais peu ont touché Dieu dans la prière.

Il y en a de moins en moins qui prient dans l’Assemblée. Le problème qui nous concerne est de ramener la prière dans nos maisons ! Le problème de Christ est d’amener ses élus à prier ! Prions-nous encore ? Oh oui! Quand nous avons besoin de quelque chose. Nous avons la formule toute prête: « Au nom de Jésus ! ». Mais tout ce que nous lui demandons est de signer nos chèques-pétitions devant le Père !

Je suis fatigué d’entendre les gens dire: Nous sommes si occupés; je n’ai pas le temps de prier. Je voudrais bien, mais je n’ai pas le temps ! »... Non ! Ce n’est pas un manque de temps. C’est un manque de désir. Nous prenons du temps pour ce que nous voulons vraiment faire. Regardons nos jeunes soi-disant chrétiens: que de temps gaspillé à jouer à leurs jeux électroniques, à s’agiter, à chercher quoi faire. Mais il n’y a pas de temps pour prier. Pas de temps pour Jésus ! O Dieu ! Quand Tu voudras ! Comme Tu voudras ! Mets cette génération sur ses genoux ! Pas seulement la prière du Seigneur, mais qu’elle ait une communion journalière avec Christ.

Notre Sauveur, qui pourtant porte le soin et le souci d’univers multiples, a cependant le temps de prier juste pour vous ! Il prend le temps d’intercéder pour vous devant le trône de Dieu, et vous, vous dîtes que vous n’avez pas le temps de Le prier ! Nous travaillons fiévreusement pour un Christ que nous ignorons. Nous irions n’importe où, nous ferions n’importe quoi en son nom, mais nous ne voulons pas prier. Nous chanterons dans une chorale, nous visiterons les malades ou les prisonniers, mais nous ne prierons pas. Nous donnerons des conseils aux paumés et aux nécessiteux. Nous resterons debout toute la nuit pour réconforter un ami, mais nous ne prierons pas ! Nous combattrons la corruption, nous ferons des croisades pour la moralité publique ! Nous nous dresserons contre les armes nucléaires ! Mais nous ne prierons pas !

Pour la plupart d’entre nous, si nous ne prions pas, c’est que nous ne croyons pas que cela en vaille la peine. Or la prière est un champ de bataille où coule le sang ! C’est là que les victoires sont gagnées ! C’est là que l’on meure à soi même ! C’est là que le Dieu Saint met à découvert le péché le plus secret ! Pas étonnant que Satan essaie de contrer la prière ! Un homme qui prie fait trembler l’enfer. Cet homme ou cette femme à genoux se fait remarquer parce que Satan sait que la prière est la puissance qui ébranle son royaume. Satan ne craint pas les saints affamés de puissance, mais il tremble au bruit d’un saint qui prie !

3. Nous faisons de Christ un étranger parmi nous quand nous désirons sa puissance davantage que sa pureté.

Reader Harris, un anglais directeur de la Ligue Pentecôtiste de Prière, lança un jour un défi à une congrégation au sujet de la puissance et de la pureté: il dit: « Ceux qui veulent la puissance, à ma droite ! Ceux qui veulent la sainteté, à ma gauche ! ». La congrégation choisit la puissance à dix contre Un !

Dans le livre des Actes, Pentecôte était synonyme de sainteté plus que de puissance. Au concile de Jérusalem, Pierre raconta ce que Dieu fit dans la maison de Corneille: « Dieu leur a donné le Saint-Esprit comme à nous... ayant purifié leurs coeurs par la foi ». (Actes 15.8, 9).

Quel est l’homme ou la femme de Dieu qui a la puissance ? Est-ce celui ou celle qui peut guérir les malades et ressusciter les morts ? Est-ce celui ou celle qui peut le mieux parler en langues et prophétiser ? Est-ce celui qui attire le plus de monde et bâtit la plus grande église ? Non ! Celui qui a la puissance, est celui qui a la pureté. « Le juste a de l’assurance comme un lion ». (Proverbes 28.1).

Le prophète Malachie prophétisa une purification surnaturelle pour la maison de Dieu. « Et soudain entrera dans son temple le Seigneur que vous chercher... Qui pourra soutenir le jour de sa venue ? Qui restera debout quand Il paraîtra ? Car Il sera copmme le feu du fondeur, comme la potasse des foulons. Il s ’assiéra, fondra et purifiera l’argent. Il purifiera les fils de Lévi, Il les épurera comme on épure l’or et l’argent, pour qu’ils puissent présenter à l’Eternel des offrandes avec justice ». (Mal. 3.1,3). Cette prophétie est double. Elle parle de la première venue de Christ et aussi de sa seconde. Il reviendra subitement, comme un voleur dans la nuit. Mais tout d’abord, Il purifiera Son Eglise.

Nous ne sommes pas prêts pour la venue de Christ ! Est-ce là une Eglise triomphante ? Convoitises, divorces, dépression, esprit mondain, recherche du matériel et du succès, tiédeur, adultères ! Riche et cherchant toujours à augmenter ses biens, inconsciente de son aveuglement spirituel et de sa pauvreté; aimant le plaisir, recherchant les loisirs, consumée d’ardeur pour le sport, la politique et le pouvoir... Est-ce là l’Eglise que Jésus vient chercher ? Coiffée d’hypocrisie, remplie de crainte et d’anxiété, ne cherchant que la santé et le bonheur terrestre ?

Ma Bible dit qu’Il revient pour une Eglise de vainqueurs ! Une Eglise sans tâche ni ride ! Un peuple qui s’affectionne aux choses d’en haut ! Un peuple aux mains propres et au coeur pur ! Un peuple qui attend Sa venue ! Un peuple qui ait l’état d’âme de la nouvelle Jérusalem ! La question n’est plus de savoir où ma foi peut me conduire ou quel miracle fera-t-Il Pour moi ? La question maintenant est de savoir : « Comment puis-je me tenir debout devant Lui ? Comment me comporterai-je le jour du jugement ? Qui restera debout quand Il paraîtra ? » (Mal. 3, 2). La question n’est plus : « Qu’est-ce que je ressens ? Comment obtenir le bonheur ? Comment avoir ce que mon coeur désire ? » La question est : « puis-je échapper au moment où je comparaîtrai devant le trône de jugement de Christ ? Comment y échapper, alors que j’ai vécu de façon si intéressée, si égoïste, en négligeant Son grand salut ? »

L’issue principale aujourd’hui n’a rien à voir avec ce monde. L’issue finale est celle-ci: »ai-je neglige christ dans cette heure de minuit ? »

La purification va commencer par la chaire du prédicateur ! « Il purifiera les fils de Lévi... » (Mal. 3, 3) Dieu va accomplir cela « en renversant la vapeur ». Dieu va rendre les choses si brûlantes, si ardentes, si intenses, que les hommes de Dieu seront jetés à genoux ! Voilà le feu du Saint-Esprit ! Ce sera le feu de la persécution. Ce sera le feu de la tribulation, le feu de difficultés incroyables, le feu du ridicule, de la calomnie, des problèmes financiers. Il va secouer tout ce qui peut être secoué ! Il va secouer, et récurer, et brûler, et purger et purifier ! Aucun homme ou femme de Dieu ne pourra échapper à la purge ! Dieu est déterminé à ôter de nous toutes les scories et les impuretés. La purification s’étendra de la chaire à l’auditoire ! Tenez-vous prêts, vous les saints ! Dieu est prêt à dévoiler tout péché, tout adultère, toute folie ! Le Saint-Esprit va vous convaincre de péché. Comment pourrez-vous jouer à vos petits jeux quand Dieu vous mettra dans Son creuset et mettra toute la flamme ? Vous feriez mieux de mettre un peu plus de flamme à votre baptême du Saint-Esprit dès maintenant !

Malachie dit: « ...Car le jour vient, ardent, comme une fournaise. Tous les hautains et tous les méchants seront comme la paille. Le jour qui vient les embrasera ». (Mal. 4,1).

Dieu a aussi promis d’abattre les forteresses de l’ennemi ! Il va faire savoir une fois pour toutes au diable et au monde Qui est celui qui détient le pouvoir !

Si Dieu est sur le point de faire tout ce que les prophètes ont prédit, QUEL GLORIEUX FUTUR NOUS ATTEND ! Un ministère purifié, expurgé ! Une église que Dieu appelle à la repentance et à la sainteté

Par Henri
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Vendredi 19 juin 2009


 

Article de Hannah Whitall Smith.

 L'original peut être consulté en Anglais à l'adresse suivante : http://www.ccel.org

(Christian Classics Ethereal Library, Calvin College).

Reproduction de la traduction française autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que les sources soient indiquées.

 

Cet article est encore l'un des chapitres d'un ouvrage classique de la littérature chrétienne : "Christian's Secret of a Happy Life" (Le secret d'une vie chrétienne heureuse). "Qu'ils soient un comme nous sommes un, moi en eux, et toi en moi !"

Toute ce que Dieu fait dans la vie du Chrétien est destiné à le conduire dans une union bénie avec Lui-même, afin que cette prière de notre Seigneur soit exaucée :

"Je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, afin qu'ils soient un comme nous sommes un, moi en eux, et toi en moi, afin qu'ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m'as envoyé et que tu les as aimés comme tu m'as aimé" (Jean 17 : 22-23).

Cette union a toujours été le plan glorieux du cœur de Dieu pour Son peuple, avant même la fondation du monde. C'était un mystère caché, à toutes les époques et toutes les générations. Mais il a été révélé par les Ecritures, et par l'incarnation de Christ. Et il est aussi accompli, par une expérience concrète, dans la vie de nombreux enfants de Dieu.

Mais tous ne connaissent pas cette expérience. Pourtant, elle est offerte à tous, et Dieu n'a pas fait en sorte qu'elle soit cachée, ou difficile à réaliser. Mais les yeux de beaucoup de Chrétiens sont trop obscurcis, et leurs cœurs trop plongés dans l'incrédulité, pour qu'ils puissent entrer dans cette expérience. Mais Dieu veut faire connaître cette expérience à tous Ses enfants, d'une manière concrète. C'est pour cela qu'aujourd'hui le Seigneur invite partout les Chrétiens à s'abandonner à Lui, pour qu'Il puisse produire en eux le bon plaisir de Sa volonté.

Toutes les étapes de la vie Chrétienne conduit à cet objectif. Le Seigneur l'a conçu pour nous. Il nous faut le comprendre intelligemment, et pleinement consentir à le poursuivre. Sinon, le travail de l'âme du Seigneur ne sera pas accompli. Son cœur ne sera pas satisfait, et nos propres cœurs ne trouveront pas leur repos final, parce que l'objectif divin ne sera pas atteint qui consiste à aller à la croix pour trouver le salut.

En général, l'expérience des Chrétiens correspond à l'histoire des disciples. Tout d'abord, ils ont pris conscience de leur condition et de leurs besoins. Puis ils sont venus à Christ et se sont soumis à Son autorité. Puis ils L'ont suivi, ont travaillé pour Lui, et ont cru en Lui. Malgré cela, et bien loin de Son exemple, ils ont cherché à savoir qui était le plus grand parmi eux, et ils ont fui loin de la croix. Ils n'ont compris ni la mission ni les paroles du Seigneur. Ils L'ont abandonné dans le danger. Pourtant, le Seigneur les a reconnus comme Ses disciples, et les a envoyés prêcher, leur donnant Sa puissance pour travailler pour Lui. Ils ne connaissaient Christ que "selon la chair." Il était leur Seigneur et leur Maître, mais Il ne vivait pas en eux, Il n'était pas leur vie.

Puis vint la Pentecôte. Les disciples purent connaître le Seigneur comme demeurant en eux. Par Sa vie en eux, ils pouvaient être unis à Lui. Il était devenu "Christ en eux," travaillant en eux pour leur donner le vouloir et le faire, selon le bon plaisir de Sa volonté. Par la loi de l'Esprit de Vie, Il les a délivrés de l'esclavage de la loi du péché et de la mort, sous laquelle ils étaient maintenus. La lutte de volontés et d'intérêts qui existait entre eux et le Seigneur cessa. Une seule volonté les animait, la volonté de leur Dieu. Ils étaient devenus UN avec Lui.

Tous les Chrétiens pourront certainement se reconnaître dans cette description, bien que l'étape finale de leur voyage n'ait pas encore été pleinement atteinte. Cher lecteur, vous avez peut-être abandonné beaucoup de choses pour suivre Christ. Vous avez sans doute cru en Lui et travaillé pour Lui. Vous L'aimez, et pourtant vous n'êtes sans doute pas encore semblable à Lui. Il est bien votre Seigneur, vous avez confiance en Lui, mais vous n'êtes pas encore un avec Lui. Il y a encore deux volontés, deux vies, deux intérêts divergents. Vous n'avez pas encore perdu votre propre vie, afin de ne vivre que de la Sienne. Auparavant, c'était vous sans Christ. Puis, ce fut vous et Christ. Peut-être est-ce maintenant Christ et vous. Mais est-ce à présent Christ et Lui seul, sans rien de vous ?

Peut-être ne comprenez-vous pas ce que signifie cette union. Certains pensent qu'il s'agit d'une grande émotion, d'une merveilleuse sensation d'unité, et ils se tournent à l'intérieur d'eux-mêmes pour examiner leurs émotions. Selon l'état de leurs émotions, ils décideront du degré de leur union intérieure avec Dieu. Mais c'est dans ce domaine, plus que dans aucun autre, que nous rencontrons l'erreur de nous appuyer sur nos sensations et nos sentiments.

Dans son essence, notre union avec Christ consiste à vivre comme Christ et à avoir le caractère de Christ. Cela ne concerne pas ce que nous ressentons, mais c'est ce que nous sommes qui règle la question ! Quelle que soit la grandeur ou l'exaltation de nos émotions concernant ce thème, si notre caractère n'est pas à l'image de celui de Christ, si nous n'avons pas avec Lui une union d'objectifs et d'intentions, une similitude de pensées et d'actions, nous ne pouvons pas parler d'union avec Christ.

C'est une question de simple bon sens, et cela correspond aussi à l'enseignement des Ecritures.

Quand nous disons que deux personnes sont "une," cela signifie que leurs objectifs, leurs actions, leurs pensées et leurs désirs sont les mêmes. Supposez qu'un ami déverse sur vous l'expression enthousiaste de son amour et de son union avec vous. Mais si les objectifs de cet ami, ses actions, et ses conceptions des choses, sont à l'opposé des vôtres, vous ne pourrez pas dire qu'il existe une réelle union entre cet ami et vous, quelle que soit votre affection mutuelle. Pour être véritablement un avec quelqu'un, nous devons avoir les mêmes goûts et les mêmes aversions, les mêmes joies et les mêmes chagrins, les mêmes espérances et les mêmes craintes. Comme quelqu'un l'a dit, nous devons regarder au travers des yeux de l'autre, et penser avec son cerveau. Comme je l'ai déjà dit, il s'agit d'une question de simple bon sens.

Notre union avec Christ ne peut se juger par aucune autre règle. Il est hors de question d'être un avec Lui, si notre nature, notre vie et notre caractère ne sont pas semblables aux Siens. Si nos pensées et nos voies ne sont pas semblables à celles de Christ, nous ne sommes pas un avec Lui, quoi que nous ressentions.

J'ai connu des Chrétiens qui n'avaient pratiquement rien de semblable à Christ dans leur caractère, mais qui prétendaient être un avec Christ, de la manière la plus étroite, simplement parce qu'ils étaient très émotionnels, et qu'ils éprouvaient pour Christ des sentiments d'amour extatique. Je ne connais rien de plus triste ! Le Seigneur pensait certainement à de telles personnes, quand Il a dit, dans Matthieu 7 : 21 : "Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux." Il ne voulait pas dire que la volonté de Dieu était arbitraire, mais Il annonçait clairement les choses telles qu'elles étaient. Il est clair qu'il doit en être ainsi. C'est comme si nous disions : "Personne ne peut rejoindre les rangs des astronomes, s'il n'est pas lui-même astronome !" Ce ne sont pas nos émotions qui feront de nous un astronome, mais notre vie et nos actions. Nous devons donc être effectivement un avec Christ, et pas seulement sentir que nous sommes un avec Lui !

On ne peut pas échapper à la nature inexorable des choses, surtout dans ce domaine. Si notre caractère, notre vie et nos actions ne sont pas semblables à ceux de Christ, nous ne pouvons pas être un avec Lui. Il n'y a aucun autre moyen d'être un avec Lui ! Nous devons être "participants de Sa nature." Sinon, nous ne pouvons pas être participants de Sa vie. Car Sa vie et Sa nature sont un.

Mais les Chrétiens émotionnels ne comprennent pas toujours cela. Ils se sentent si proches de Christ, si unis à Lui, qu'ils croient que cela doit être vrai. Ils négligent de considérer la nécessité absolue d'être aussi un avec le caractère et le comportement de Christ. Ils font reposer leurs espérances et leur confiance sur la nature délicieuse de leurs émotions et de leurs sentiments exaltés, qui leur font croire qu'ils sont nécessairement un avec le Seigneur, sinon ils ne pourraient pas faire des expériences aussi riches et aussi saintes !

C'est un fait psychologique que de telles émotions peuvent être produites par d'autres causes que des influences purement divines. Elles dépendent largement du tempérament et des conditions physiques de certaines personnes. Il est donc très dangereux de dépendre de nos émotions et d'en faire le critère de notre union spirituelle avec Christ. Il peut en résulter une grave séduction spirituelle, comme celle dont nous met en garde Luc 6 : 46-49 : "Pourquoi m'appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis ? Je vous montrerai à qui est semblable tout homme qui vient à moi, entend mes paroles, et les met en pratique. Il est semblable à un homme qui, bâtissant une maison, a creusé, creusé profondément, et a posé le fondement sur le roc. Une inondation est venue, et le torrent s'est jeté contre cette maison, sans pouvoir l'ébranler, parce qu'elle était bien bâtie. Mais celui qui entend, et ne met pas en pratique, est semblable à un homme qui a bâti une maison sur la terre, sans fondement. Le torrent s'est jeté contre elle : aussitôt elle est tombée, et la ruine de cette maison a été grande."

Nous pouvons dire avec ravissement et adoration : "Seigneur, Seigneur," mais faisons-nous ce qu'il dit ? Car le Seigneur nous dit bien que c'est cela, après tout, qui est le plus important.

Par conséquent, si, étant conduits par nos sentiments, nous donnons notre témoignage dans des réunions, ou auprès de nos amis, ou même dans notre propre cœur devant le Seigneur, en disant que nous demeurons en Lui, nous ferions bien de considérer avec le plus grand sérieux ces paroles du Saint-Esprit : "Celui qui dit qu'il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché lui-même" (1 Jean 2 : 6).

Si nous ne marchons pas comme Il a marché Lui-même, il n'est pas possible que nous demeurions en Lui, quelles que soient les impressions ou les sensations qui nous le feraient croire.

Si vous êtes déjà un avec Christ, vous serez rempli de douceur envers ceux que vous rencontrez. Vous supporterez tout sans vous plaindre. Si l'on vous injurie, vous ne répliquerez pas. Vous accepterez que l'on vous piétine, comme Christ l'a accepté, et vous n'éprouverez que de l'amour pour vos persécuteurs. Vous rechercherez l'honneur des autres et non le vôtre. Vous irez occuper la place la plus basse, et vous serez le serviteur de tous, comme Christ l'a été. Vous aimerez réellement vos ennemis, et vous ferez du bien à ceux qui vous exploitent avec mépris. Bref, vous vivrez une vie à la ressemblance de celle de Christ. Extérieurement comme intérieurement, vous manifesterez l'Esprit de Christ, et vous marcherez au milieu des hommes comme Il a marché. Chers amis, c'est cela, être un avec Christ. Si tout cela ne fait pas partie de votre vie, à votre mesure, vous n'êtes pas un avec Christ, quelles que soient l'exaltation et l'extase que vous procurent vos sentiments.

Etre un avec Christ est quelque chose de trop merveilleux et de trop solennel, c'est une expérience bien trop puissante, pour que cela soit vécu comme une simple conséquence de vos sentiments exaltés. Jésus était saint. Ceux qui sont un avec Lui doivent aussi être saints. Il n'y a aucun moyen d'échapper à ce fait tout simple et parfaitement évident.

Quand notre Seigneur a tenté de nous faire comprendre en quoi consistait Son union avec Dieu Son Père, Il a employé des mots tels que ceux-ci : "Je fais toujours ce qui Lui est agréable," "je fais toujours ce qu'Il me demande," "le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu'il voit faire au Père ; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement," "je ne puis rien faire de moi-même : selon que j'entends, je juge ; et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé," "les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; et le Père qui demeure en moi, c'est lui qui fait les œuvres. Croyez-moi, je suis dans le Père, et le Père est en moi ; croyez du moins à cause de ces œuvres."

La preuve de Son union avec le Père était le fait qu'Il accomplissait les mêmes œuvres que Son Père. Il en est de même pour nous. Notre Seigneur a pu dire de Lui-même qu'Il demandait à être cru, parce qu'Il faisait les œuvres de Son Père. Il doit certainement en être de même pour Ses disciples !

"Un bon arbre ne peut pas produire du mauvais fruit, ni un mauvais arbre produire du bon fruit." C'est une vérité éternelle. Ce n'est pas une question de volonté ! Un bon arbre est incapable de produire du mauvais fruit ! Un Chrétien qui est un avec Christ ne peut faire autrement que de produire une vie semblable à celle de Christ, de même qu'une vigne ne peut produire que du raisin. Elle ne produira certainement pas des chardons !

Ne croyez pas que je rejette les émotions. Au contraire, je crois que ce sont de précieux dons, quand elles viennent de Dieu. On doit vraiment se réjouir de pouvoir éprouver des émotions. Ce que je conteste, c'est le fait de vouloir faire de nos émotions le critère de notre état spirituel et de nos relations avec les autres, ainsi que le fondement de notre foi. Laissons nos émotions se manifester et s'évanouir, selon qu'il plaira à Dieu, mais n'en tenons aucun compte ! Ce qui est nécessaire, c'est de considérer que la vraie marque de notre union avec Christ sera toujours la qualité de notre caractère, de notre vie et de notre comportement de tous les jours. Alors tout ira bien. Car "celui qui dit : je l'ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n'est point en lui. Mais celui qui garde sa parole, l'amour de Dieu est véritablement parfait en lui: par là nous savons que nous sommes en lui" (1 Jean 2 : 4-5).

Cher lecteur, il se peut que le triste problème de votre vie soit que vous regrettez d'éprouver si peu de bons sentiments. Vous faites tout votre possible pour produire les sentiments dont vous entendez parler autour de vous, mais en vain. Vous priez avec ferveur pour cela, mais vous êtes souvent tenté de faire des reproches à Dieu, parce qu'Il ne vous accorde pas ce que vous désirez. Et vous êtes rempli d'une angoisse presque intolérable, parce que vous pensez que le fait de ne pas éprouver ces émotions est le signe que votre âme n'est pas unie à Christ. Vous jugez en fonction de vos sentiments, et vous pensez qu'il n'y a pas d'autre moyen de juger.

Voici un conseil que je vous donne : laissez tranquilles vos sentiments, et ne leur prêtez aucune attention ! Ils n'ont rien à faire avec la question de notre union avec Christ ! Ils ne sont pas les indicateurs de votre état spirituel. Ils ne sont que les indicateurs de votre tempérament, et de votre condition physique ou psychologique actuelle. Souvent, des personnes très peu spirituelles passent par des expériences émotionnelles très puissantes. Nous le savons tous, parce que nous avons déjà assisté à des réunions de réveil ou à des conventions. J'ai eu moi-même une domestique noire qui s'évanouissait parfois sous l'effet d'expériences émotionnelles très puissantes, et merveilleuses pour elle, chaque fois qu'il y avait des réunions de réveil dans son église. A d'autres moments, elle ne manifestait guère les signes d'une vraie spiritualité. Elle n'avait même pas une très bonne moralité. Pourtant, s'il y a quelque chose que la Bible enseigne clairement, c'est bien cela, qu'une véritable nouvelle naissance spirituelle doit s'accompagner d'une vie et d'une marche chrétiennes semblables à celles de Christ. Il ne peut pas en être autrement. Mais je crains que certains Chrétiens aient complètement séparé ces deux choses, et qu'ils accordent une importance exagérée à leurs expériences, au détriment de la qualité de leur marche chrétienne. Ils en sont venus à s'occuper bien davantage de leurs émotions que de leur caractère.

Dans le Sud des Etats-Unis, une certaine assemblée noire était une plaie pour tout son voisinage, car beaucoup de ses membres ne se privaient pas de voler, de mentir, et de violer les règles les plus élémentaires de la moralité, sans en éprouver apparemment le moindre problème de conscience. Pourtant, une grande "puissance" et des émotions très fortes se manifestaient dans leurs réunions. Quelqu'un finit par évoquer ce problème devant le pasteur, en le suppliant de prêcher un sermon sur la nécessité de produire le fruit de l'Esprit, et en dénonçant les péchés de sa congrégation. Il répondit : "Ah, monsieur, je sais qu'ils se comportent mal ! Mais quand j'essaye de les reprendre, cela jette un grand froid sur nos réunions !"

Vous ne pouvez pas agir sur vos émotions, mais vous pouvez agir sur votre caractère, si vous le voulez ! Vous pouvez être tellement rempli de Christ que vous manifesterez la vie de Christ. Et si vous manifestez la vie de Christ, c'est que vous êtes un avec Lui, d'une manière vitale et essentielle, même si vos sentiments et vos émotions vous disent que c'est impossible !

A présent que nous avons vu en quoi consiste notre union avec Christ, je voudrais à présent aborder un autre point : comment réaliser cette union ?

Il nous faut tout d'abord considérer les faits, et nous situer par rapport à ces faits.

Il est écrit dans 1 Cor. 3 : 16 : "Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ?" Pourtant, quand vous lisez le début de cette épître, vous constatez que ceux à qui ces merveilleuses paroles étaient adressées étaient des "bébés en Christ," encore charnels, qui marchaient selon l'homme. Vous pouvez donc comprendre que cette merveilleuse union avec Christ, ce glorieux et ineffable mystère d'un Dieu demeurant dans Ses créatures, constitue le privilège du plus faible et du plus faillible des Chrétiens ! Dieu ne vous demande donc pas d'atteindre quelque chose que vous ne possédez pas, mais de réaliser ce que vous avez déjà en Christ. Tous ceux qui croient au Seigneur Jésus bénéficient de la même grâce ! Leur corps est le temple du Saint-Esprit qui demeure en eux, et c'est un don de Dieu.

Il me semble que les choses se passent de la manière suivante. Tout se passe comme si Christ demeure dans une maison, mais qu'Il est enfermé dans un placard reculé, inconnu et ignoré des habitants de cette maison. Le Seigneur désire ardemment se faire connaître et s'unir à eux dans tous les détails de leur vie quotidienne. Il veut partager leurs intérêts, mais Il ne peut pas les forcer à faire attention à Lui. Son amour ne peut être pleinement satisfait que si les habitants de la maison recherchent volontairement Sa communion. Les jours passent dans cette demeure privilégiée, mais ses occupants continuent à ignorer leur merveilleux privilège. Ils vaquent à leurs affaires sans même penser à la présence de leur merveilleux Invité. Ils dressent leurs plans sans Lui en parler. Ils ne savent pas que Sa sagesse peut les guider et que Sa puissance peut les protéger. Les jours et les semaines s'écoulent tristement dans la solitude, alors qu'ils auraient pu être remplis de la douceur de Sa présence !

Mais, soudain, retentit cette proclamation : "Le Seigneur est dans la maison !"

De quelle manière le propriétaire va-t-il réagir à cette annonce ? Va-t-il exprimer sa profonde reconnaissance, et ouvrir toute grande la porte, pour laisser entrer son glorieux Invité ? Ou va-t-il hésiter en tremblant, effrayé de Sa présence, et se réfugier dans un coin pour éviter Son regard auquel rien n'échappe ?

Cher ami, je t'annonce cette joyeuse bonne nouvelle : le Seigneur demeure dans ton cœur ! Depuis le jour de ta conversion, Il demeure en toi, mais tu as vécu dans l'ignorance de Sa présence. Chaque seconde de ta vie aurait pu être vécue dans la lumière glorieuse de Sa douce présence, et toutes tes décisions auraient pu bénéficier de Son conseil. Mais, parce que tu ne le savais pas, et que tu n'as pas réalisé qu'Il était là, ta vie a été solitaire et remplie d'échecs. Mais, maintenant que je te fais cette proclamation, comment vas-tu réagir ? Es-tu heureux qu'Il soit en toi ? Veux-tu ouvrir toutes les portes de ton cœur pour L'accueillir ? Veux-tu, avec joie et reconnaissance, abandonner les rênes de ta vie entre Ses mains ? Veux-tu Le consulter en toute occasion, Le laisser prendre toutes les décisions de ta vie, et marquer chacun de tes sentiers ? Veux-tu L'inviter dans tes appartements les plus intimes, et partager avec Lui tous tes secrets ? Veux-tu répondre "OUI !" à Son désir ardent de S'unir à toi, et Lui confier, avec joie et sans hésitation, tout ce qui concerne ta vie ? Si tu le veux, ton âme commencera à connaître quelque chose de la joie d'être une avec Christ.

Pourtant, tout ce que je viens de décrire n'est qu'une faible représentation de la réalité bénie ! Il est déjà glorieux d'avoir Christ demeurant dans notre maison ou notre cœur. Mais il est bien plus glorieux encore d'être introduit dans une union effective avec Lui, et d'être avec Lui une seule volonté, un seul propos, un seul intérêt, une seule vie ! Des paroles humaines ne peuvent exprimer une telle gloire. Pourtant, je désire l'exprimer. Je voudrais donner à votre âme la faim inextinguible d'atteindre cette réalité, et faire en sorte que vous ne puissiez avoir aucun repos avant de l'atteindre ! Comprenez-vous bien ce que signifient ces paroles : être un avec Christ ? Pouvez-vous saisir même le plus petit commencement de leur signification ? Votre âme n'exulte-t-elle pas à l'idée d'une destinée aussi merveilleuse ? Car il s'agit bien d'une réalité ! Cela signifie que nous sommes appelés à ne posséder aucune autre vie que la Sienne, à n'avoir aucune autre volonté que Sa volonté, aucun autre intérêt que Ses intérêts, à partager Ses richesses, à pénétrer dans Ses joies, à connaître Ses peines, à manifester Sa vie, à posséder Sa pensée, à réfléchir, à sentir, à agir et à marcher comme Lui ! Oh, qui aurait pu rêver d'une destinée semblable à la nôtre !

Cher ami, veux-tu que cette destinée soit la tienne ? Le Seigneur ne te l'imposera pas, car Il veut que tu sois Son compagnon et Son ami. Une union forcée ne serait pas compatible avec Son désir. Tu dois répondre volontairement.

La fiancée doit répondre "oui" à son fiancé sans y être forcée. Sinon leur union ne leur procurera aucune joie. Peux-tu répondre "oui" à ton Seigneur, de tout ton cœur ?

Il s'agit d'une transaction tellement simple, et pourtant tellement réelle ! Il n'y a que trois pas à faire ! Tout d'abord, il faut être convaincu que les Ecritures enseignent bien que Dieu vient demeurer en ceux qui croient en Jésus-Christ. Il faut ensuite abandonner tout notre être au Seigneur, pour qu'Il nous possède complètement. Enfin, il faut croire qu'Il a bien pris possession de nous, et qu'Il est venu demeurer en nous.

Commence donc à te reconnaître comme mort à ta vie passée, et à reconnaître Christ comme ta seule vie. Maintiens fermement cette attitude, en confessant : "J'ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi" (Galates 2 : 20). Répète-le jour et nuit, jusqu'à ce que cela devienne la respiration habituelle de ton âme. Dépouille-toi par la foi de la vie de ta vieille nature, et revêts-toi concrètement de ta nouvelle vie en Christ.     Que cet acte, en se renouvelant constamment, devienne l'attitude normale de tout ton être. En continuant à pratiquer cela chaque jour, tu verras que tu porteras continuellement dans ton corps la mort du Seigneur Jésus, pour que la vie de Jésus puisse se manifester dans ton corps mortel.

Tu apprendras ainsi à savoir ce que signifie le salut. Et tu partageras avec émerveillement les secrets du Seigneur, ce dont tu n'avais jamais rêvé jusque-là !

 

 

Combien j'ai erré ! Mais Dieu est ma demeure,

Dieu Lui-même est ici présent !

Pourquoi ai-je porté mes yeux aussi loin,

Alors qu'Il est partout, et si proche ?

Pourtant, dans Sa proximité,

Dieu n'était jamais bien loin.

Il vit en moi, et mon esprit

Est la demeure qu'Il chérit le plus !

Tout ce temps où je me croyais

Seul, perdu et fatigué,

Sans joie, je marchais sur la terre,

Alors que j'étais moi-même le sanctuaire de Dieu !

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Par Henri
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Vendredi 12 juin 2009

« Etes-vous entré dans votre ministère ?

Le piège de l’estime de soi. »

Comment cesser d’être charnel.

By Henri Viaud-Murat

Article de Henri Viaud-Murat. 

Reproduction autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que la source soit indiquée. 

Ce n’est pas Satan qui cause le plus de trouble dans l’Eglise. C’est la chair non crucifiée ! Nous pouvons dire que Satan ne pourrait rien faire, s’il n’avait en face de lui que des Chrétiens spirituels ! Il est donc de la plus haute importance que nous puissions comprendre ce que c’est qu’être “charnel,” et comment cesser de l’être !

La première étape, si l’on veut cesser d’être charnel, c’est de se rendre compte que l’on est charnel, ou quand on est charnel ! La seconde étape, c’est de connaître et d’employer le seul moyen divin qui nous permet d’échapper à la domination de la chair.

Un Chrétien charnel est souvent aveuglé sur son état, car la chair agit dans les ténèbres, et lui masque la vérité. La plupart des Chrétiens charnels ne savent pas qu’ils sont charnels, ce qui accroît considérablement le problème, pour l’Eglise et pour eux-mêmes.

En outre, bien souvent, les Chrétiens qui savent qu’ils sont charnels ne savent pas, en général, comment échapper à la tyrannie de la chair. Ce sont eux qui sont les plus malheureux et les plus frustrés parmi les Chrétiens. Mais, fort heureusement, aucun problème n’est insoluble pour le Seigneur, et Il veut toujours nous révéler Ses solutions, ainsi que la manière de les mettre en œuvre !

Nous nous efforcerons dans un premier temps de mieux comprendre ce qu’est un Chrétien charnel.

Nous devons tout d’abord nous rappeler que la “chair” peut avoir dans la Bible deux significations très différentes. En premier lieu, la chair est notre corps physique. Mais elle est aussi la puissance de péché qui demeure dans le corps physique du Chrétien, même après sa nouvelle naissance spirituelle. Le fait que nous devenions de nouvelles créations en Christ ne fait pas disparaître de notre corps cette puissance de péché et de mort. Mais il est possible d’échapper à la domination de la chair. Car, entre la chair et notre nouvelle nature régénérée, il y a la croix, c’est-à-dire la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Nous sommes morts avec Lui, et ressuscités avec Lui. Si nous comprenons quelle est notre position céleste en Jésus-Christ, nous comprenons aussi que la chair n’a plus aucune puissance sur nous, car elle ne peut pas franchir la barrière de la croix. Pour cela, nous devons apprendre à marcher par l’esprit.

Un Chrétien qui serait parfaitement spirituel serait entièrement et constamment sous l’influence et la direction du Saint-Esprit. Nous savons que le Saint-Esprit demeure en permanence dans notre esprit régénéré, et qu’Il veut diriger notre vie toute entière, afin que la chair ne se manifeste plus en nous.

Dans la réalité, dès notre nouvelle naissance spirituelle, nous progressons constamment vers cette parfaite stature spirituelle. Notre esprit est déjà parfait, mais cette perfection n’est pas encore manifestée dans tout le reste de notre être, dans notre âme, dans notre corps, dans notre comportement et dans notre vie de tous les jours. Tous les domaines de notre vie où la chair exerce encore son contrôle et son influence échappent ainsi au contrôle et à l’influence de l’Esprit, tant que nous n’avons pas appris à maintenir la chair dans la mort de la croix.

La sanctification consiste à faire passer progressivement dans notre réalité concrète la perfection de Christ, qu’Il nous a donnée par Sa grâce, et qui est déjà la nôtre au niveau de notre esprit.

Pour employer un langage simple et compréhensible, nous pouvons dire que Jésus-Christ Homme, Dieu incarné, est parfaitement spirituel. En revanche, un homme pécheur, non converti et non régénéré, est parfaitement contrôlé par le péché et la mort. On ne peut même pas dire qu’il soit parfaitement “charnel,” car le mot “charnel” est plutôt réservé aux Chrétiens. Un homme qui n’est pas converti à Christ n’est pas charnel, il est pécheur par nature, et entièrement plongé dans la mort spirituelle. Le Chrétien charnel se situe entre ces deux extrêmes. Il n’est plus le pécheur par nature qu’il était avant sa conversion. Mais il n’a pas encore atteint la pleine manifestation de la stature de Christ.

Dès notre nouvelle naissance, suite à notre conversion à Jésus-Christ, nous recevons un esprit nouveau, qui est notre nouvelle nature spirituelle. Cet esprit nouveau constitue “l’homme nouveau” en nous. Et la Parole de Dieu nous révèle que cet homme nouveau est “créé (au moment de notre nouvelle naissance) selon Dieu (c’est-à-dire à l’image de Dieu) dans une justice et une sainteté que produit la vérité” (Eph. 4 : 24). Cette nouvelle création est donc parfaite, à l’image de Christ. Nous devenons le tabernacle vivant de Dieu dans notre esprit régénéré.

Mais il nous faut à présent commencer notre processus de perfectionnement pratique. Nous sommes passés, concrètement, de l’état de pécheur entièrement plongé dans la mort, à l’état de nouvelle création spirituelle dans notre esprit, mais aussi à l’état de Chrétien encore “charnel” dans notre vie pratique. Ce Chrétien charnel, bien qu’ayant reçu un esprit nouveau parfait et saint, reste encore plus ou mois contrôlé par la puissance de péché qui habite toujours dans son corps, jusqu’à ce qu’il parvienne à l’état de Chrétien spirituel, de plus en plus contrôlé par l’esprit. C’est ce Chrétien spirituel que Paul qualifie “d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ” (Eph. 4 : 13).

Ce “perfectionnement des saints” est l’œuvre assignée par Dieu à tous les ministères. Paul dit, à propos de son propre ministère :

“C’est d’elle (l’Eglise) que j’ai été fait ministre, selon la charge que Dieu m’a donnée auprès de vous, afin que j’annonçasse pleinement la parole de Dieu, le mystère caché de tout temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à ses saints, à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir : Christ en vous, l’espérance de la gloire. C’est lui que nous annonçons, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ. C’est à quoi je travaille, en combattant avec sa force, qui agit puissamment en moi” (Col. 1 : 25-29).

A mesure que le degré de contrôle de la chair sur notre vie diminue, le degré de contrôle de l’Esprit augmente. Le problème, c’est que nous ne savons jamais où nous en sommes sur cette “échelle” du perfectionnement ! Seul le Seigneur le sait parfaitement, et Lui seul peut nous éclairer.

Le caractère “charnel” d’un Chrétien est donc toujours relatif. Un Chrétien “charnel” est toujours un Chrétien “plus ou moins” charnel. Le Chrétien charnel absolu n’existe pas, sinon il ne serait pas Chrétien. Un Chrétien est toujours “plus ou moins” charnel, par rapport à un certain critère de comparaison.

Si nous nous comparons aux autres Chrétiens, nous pourrons toujours en trouver qui sont plus charnels que nous, et notre chair pourrait ainsi en être consolée ! Mais nous ne devons jamais nous comparer aux autres, ni même à nous-mêmes ! Nous ne devons nous comparer qu’au seul Modèle parfait que Dieu place devant nous, c’est-à-dire au Seigneur Jésus. Lui seul est le Modèle, Lui seul est le Critère absolu. C’est devant Lui seul que nous devons nous placer, pour recevoir de Lui Sa lumière et savoir où nous nous trouvons.

Notre “homme nouveau,” notre esprit régénéré, qui est notre “nouveau moi” en Christ, a été créé selon ce Modèle parfait, et c’est aussi selon ce Modèle que nous sommes transformés dans tous les domaines de notre vie, de gloire en gloire, par le Saint-Esprit qui œuvre en nous.

La puissance de péché qui nous contrôlait complètement avant notre conversion ne va pas céder la place facilement, car elle se trouve toujours présente dans nos membres. Elle agit dans les ténèbres et fuit la lumière. Elle ne va pas nous prévenir des domaines qu’elle contrôle encore ! Mais elle va au contraire tenir ces domaines soigneusement cachés, afin de pouvoir poursuivre sa domination.

Au départ de sa vie chrétienne, le Chrétien est encore contrôlé largement par la chair, et ce Chrétien charnel ignore en général quels sont les domaines de sa vie qui sont contrôlés par la chair. Mais, très vite, le Seigneur Jésus, le Saint-Esprit et la Parole de Dieu commencent à faire la lumière sur la vraie nature de la chair et sur les domaines qu’elle contrôle encore.

Paul dit aux Corinthiens :

“Pour moi, frères, ce n’est pas comme à des hommes spirituels que j’ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels, comme à des enfants en Christ. Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter ; et vous ne le pouvez pas même à présent, parce que vous êtes encore charnels. En effet, puisqu’il y a parmi vous de la jalousie et des disputes, n’êtes-vous pas charnels, et ne marchez-vous pas selon l’homme ?” (1 Cor. 3 : 1-3).

Un Chrétien charnel est un enfant en Christ. Même si son esprit est déjà pleinement créé dans la perfection de Dieu, ce Chrétien, au niveau de sa psychologie, de sa zone de conscience ordinaire, de ses pensées, de ses sentiments, de son comportement pratique, reste encore largement influencé par tout son passé, par tout le conditionnement de son éducation, et par tout ce qu’il était avant de se convertir. Tout cela forme une masse imposante de croyances, d’opinions, de systèmes de pensée, de préjugés, de certitudes, de visions du monde, qui s’opposent à la Vérité de Dieu, et qui doivent être radicalement remplacés par tout ce qui vient de l’Esprit du Seigneur et de Sa Parole. C’est cela, la sanctification.

C’est donc tout un processus pénible de mise à mort qui commence. Nous sommes morts en Christ, certes, et ressuscités en Christ, mais il s’agit d’une réalité spirituelle, qui doit à présent passer dans la réalité concrète. Notre “vieil homme” a été crucifié en Christ. Mais la chair possède exactement les mêmes caractéristiques que notre vieil homme. Elle se sert de cette similitude pour nous faire croire que notre “vieil homme” n’est pas mort, et pour nous faire douter de notre nouvelle naissance.

La nouvelle naissance de notre esprit ne fait pas automatiquement disparaître tous les aspects de notre caractère et de notre personnalité, qui ont été façonnés tout au long des années qui ont précédé notre nouvelle naissance, et qui ne sont pas conformes au caractère et à la personnalité de Christ, ni au caractère et à la personnalité de notre esprit régénéré. Le Chrétien ne réalise pas encore très bien que tout ce qu’il était, toute la vision qu’il avait de lui-même, de son caractère, de ses goûts, de sa personnalité, tout cela doit disparaître, doit mourir complètement, pour laisser toute la place à Christ en lui, ainsi qu’à la nouvelle personnalité qu’il a reçue en Christ, dans son esprit régénéré. 

Le Chrétien doit littéralement découvrir sa vraie nature en Christ, telle qu’elle lui est révélée par la Parole de Dieu et par le Saint-Esprit. Il doit aussi littéralement s’approprier par la foi cette nouvelle personnalité, et croire ce que Dieu dit qu’il est à présent en Christ, dans son esprit nouveau.

Le Chrétien doit cesser de marcher “selon l’homme” et apprendre à marcher selon Dieu et selon Christ. C’est-à-dire qu’il doit cesser de marcher selon la chair, et apprendre à marcher selon l’esprit !

Que signifie “marcher selon l’homme” ? Cela signifie marcher selon les goûts, les motivations, les critères, les pensées, les sentiments, les désirs et les volontés du monde qui nous entoure. La Bible dit que le monde entier est sous la puissance du péché et de la mort. Cette puissance de péché et de mort est celle de Satan, et elle s’oppose de manière absolue à la puissance de l’Esprit de Vie qui est celle du Seigneur.

Dieu est Amour, Joie, Paix, Humilité, Sainteté, Miséricorde, Vie… Satan est Haine, Tristesse selon le monde, Guerre, Orgueil, Impureté, Rancune, Mort…

Les caractéristiques de Dieu se retrouvent dans notre esprit. Les caractéristiques de Satan se retrouvent dans la chair ! Ces caractéristiques de la chair peuvent être plus ou moins “diluées,” mais elles n’en conservent pas moins leur caractère charnel !

Nous pouvons dire sans nous tromper que tout ce que les hommes qui ne connaissent pas Dieu considèrent comme désirable et digne d’intérêt, n’est que chair et péché aux yeux de Dieu.

“Jésus leur dit : Vous, vous cherchez à paraître justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination devant Dieu” (Luc 16 : 15).

“Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes” (Matthieu 16 : 23).

“Lequel d’entre vous est sage et intelligent ? Qu’il montre ses œuvres par une bonne conduite avec la douceur de la sagesse. Mais si vous avez dans votre cœur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse n’est point celle qui vient d’en haut ; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique. Car là où il y a un zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions. La sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d’hypocrisie” (Jacques 3 : 13-17).

Pour Dieu, tout ce qui est “terrestre” est également charnel et diabolique. Tout ce qui est charnel est aussi terrestre et diabolique. Les pensées des hommes sont aussi celles de Satan, et inversement. Tout ce que les hommes pécheurs considèrent comme élevé et désirable est une abomination devant Dieu !

Hélas, beaucoup de Chrétiens, parce qu’ils sont encore charnels, ne sont pas encore persuadés de ces vérités ! Ils ne savent pas encore que tout ce qui est “humain” est contaminé et souillé par le péché, depuis la chute, et doit être radicalement remplacé par ce qui est spirituel et d’en haut.

Nous devons en être définitivement convaincus : ce qui est charnel est maudit aux yeux de Dieu, parce que ce qui est charnel est “vendu au péché,” “esclave de la loi de péché,” inspiré par l’esprit de Satan, et complètement opposé à la nature et à l’Esprit du Seigneur. Ce qui est charnel est “inimitié contre Dieu” ! Ce qui est charnel est corrompu et ne produit que la corruption et la mort ! Est-ce assez clair ?

Vous pouvez donc comprendre à présent pourquoi le Chrétien charnel, qui est encore contrôlé par la chair, et dans la mesure où il est contrôlé par la chair, ne peut même pas concevoir ni recevoir les choses de Dieu, les choses de l’Esprit ! Il s’agit d’une impossibilité absolue !

“Mais l’homme animal (charnel) ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge” (1 Cor. 2 : 14).

“Car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas. Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu” (Romains 8 : 7-8).

Si nous mettons notre confiance dans la chair et dans l’homme, nous restons sous la malédiction !

“Ainsi parle l’Eternel : Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, qui prend la chair pour son appui, et qui détourne son cœur de l’Eternel ! Il est comme un misérable dans le désert, et il ne voit point arriver le bonheur ; il habite les lieux brûlés du désert, une terre salée et sans habitants. Béni soit l’homme qui se confie dans l’Eternel, et dont l’Eternel est l’espérance ! Il est comme un arbre planté près des eaux, et qui étend ses racines vers le courant ; il n’aperçoit point la chaleur quand elle vient, et son feuillage reste vert ; dans l’année de la sécheresse, il n’a point de crainte, et il ne cesse de porter du fruit.” (Jérémie 17 : 5-8).

Se confier dans l’homme, c’est se confier dans la chair, car l’homme n’est que chair ! Esaïe dit la même chose :

“Malheur à ceux qui descendent en Egypte pour avoir du secours, qui s’appuient sur des chevaux, et se fient à la multitude des chars et à la force des cavaliers, mais qui ne regardent pas vers le Saint d’Israël, et ne recherchent pas l’Eternel ! Lui aussi, cependant, il est sage, il fait venir le malheur, et ne retire point ses paroles ; Il s’élève contre la maison des méchants, et contre le secours de ceux qui commettent l’iniquité. L’Egyptien est homme et non dieu ; ses chevaux sont chair et non esprit. Quand l’Eternel étendra sa main, le protecteur chancellera, le protégé tombera, et tous ensemble ils périront” (Esaïe 31 : 1-3).

L’Egypte, c’est le monde. Et ce monde est entièrement chair et non esprit ! Seul Dieu est Esprit !

Nous pouvons nous confier dans un homme spirituel, si nous discernons que ce que nous apporte cet homme spirituel vient réellement de Dieu. En réalité, au travers de cet homme spirituel, c’est en Dieu seul que nous nous confions.

Pouvons-nous comprendre à présent à quel point la chair de péché est dangereuse dans la vie du Chrétien, quand elle n’est pas crucifiée ? Pouvons-nous comprendre à quel point il est important d’être éclairés sur tout ce qui est encore charnel dans nos vies ? Pouvons-nous comprendre à quel point il est important de ne plus marcher selon la chair, et d’apprendre à marcher selon l’esprit ? Car c’est pour cela que Jésus a accepté de mourir sur la croix ! Afin de crucifier notre chair par Sa mort, et de nous permettre de vivre Sa vie de résurrection !

Si le Chrétien charnel est aveugle à son caractère charnel, comment peut-il donc être délivré de la chair ? Pour que nous soyons délivrés de la chair et que nous puissions comprendre comment passer de l’état de Chrétien charnel à celui de Chrétien spirituel, il faut absolument que nos yeux spirituels s’ouvrent, et qu’ils s’ouvrent dans deux directions à la fois.

Nos yeux spirituels doivent tout d’abord, en tout premier lieu, s’ouvrir sur la réalité spirituelle qui est la nôtre dans le Royaume de Dieu, en Christ. Nous devons savoir ce que Christ a accompli à la croix par Sa mort, ainsi que par Sa résurrection. Nous devons savoir ce qu’Il a accompli en nous quand Il nous a fait passer par une nouvelle naissance spirituelle. Nous devons savoir qui nous sommes en Christ dans notre nouvelle nature. Nous devons bien connaître la vraie nature de notre esprit régénéré, et la réalité de notre position en Christ dans les lieux célestes. 

Frères et sœurs, pour avoir côtoyé de nombreux Chrétiens depuis longtemps, et par ma propre expérience dans ma vie chrétienne, je puis vous assurer qu’ils sont très rares, les Chrétiens, et notamment les responsables chrétiens, qui ont une claire compréhension spirituelle de tout ce que je viens de nommer ! Bien peu connaissent, et savent expliquer, la différence entre la vieille nature et la nouvelle nature, la différence entre la chair et l’esprit, la puissance de la croix, et la vraie nature de notre esprit régénéré ! Un auteur classique a dit : “Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement !” Mais ce qui est confus dans notre compréhension ne pourra que produire de la confusion dans notre comportement !

Tous les hommes et les femmes de Dieu qui ont marché par l’esprit ont eu les yeux spirituels ouverts, et de plus en plus ouverts, sur la personne et l’œuvre de Christ, notamment à la croix. Ils ont eu les yeux ouverts sur les choses qui restent invisibles pour l’homme naturel et pour la chair. Et, parce que leurs yeux spirituels étaient ouverts, ils ont pu marcher concrètement d’une manière compatible avec la réalité spirituelle qu’ils contemplaient.

En second lieu, nos yeux spirituels doivent être ouverts sur la nature réelle de la chair, et sur tout ce qui est encore contrôlé par la chair dans notre vie concrète, dans notre caractère, dans notre comportement, dans nos pensées, nos sentiments, nos volontés, et dans tous les domaines de notre vie.

Pour être libérés de la chair et de son emprise, nous devons donc recevoir une pleine lumière spirituelle du Seigneur. Cette lumière a un autre nom. Elle s’appelle aussi la Vérité. Il ne s’agit donc pas de n’importe quelle vérité, mais de la Vérité de Dieu et de Sa Parole.

En effet, les choses qui sont vraies pour la chair sont des mensonges pour Dieu, et inversement, les choses qui sont vraies pour Dieu sont des mensonges pour la chair. Par exemple, si la chair parvient à vous convaincre que la marche par l’esprit, c’est de la théorie et du mysticisme religieux, cette pensée sera vraie pour vous, mais vous ne comprendrez pas qu’il s’agit d’un mensonge pour Dieu. La chair ne peut recevoir, ni même concevoir les choses de Dieu et de l’Esprit.

Nous devons donc accepter humblement d’être entièrement remis en question, et laisser le Seigneur faire la lumière sur tout ce que nous considérons encore comme vrai, mais qui n’est qu’un mensonge pour Lui. A commencer par la perception que nous avons de “nous-mêmes” ! Vous ne pouvez pas imaginer à quel point la perception que la plupart des Chrétiens ont d’eux-mêmes est charnelle ! Cette perception ne peut devenir spirituelle que s’ils commencent à croire ce que la Parole de Dieu dit qu’ils sont en Christ : de nouvelles créations qui sont “justice de Dieu en Christ,” créées selon Dieu, à l’image de Christ, dans une justice et une sainteté parfaites, pleinement capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière, et pleinement capables, par la foi et par la grâce, de marcher comme Jésus a marché ! Soyez certains que si vous commencez à croire ces vérités que nous révèle la Parole de Dieu, votre comportement pratique va commencer à changer !

La Parole de Dieu nous donne de nombreux exemples de comportements charnels chez les Chrétiens. Mais si elle nous donne ces exemples, c’est pour que nous reconnaissions plus facilement la présence de la chair par ses œuvres. Ce n’est pas pour que nous en fassions une liste à mémoriser, afin de nous efforcer d’éliminer, par nos efforts personnels, ces comportements dans notre vie. Pour cesser d’être charnels, nous devons employer l’unique moyen spirituel efficace que nous demande d’utiliser le Seigneur. Nous reparlerons plus loin de ce moyen spirituel, le seul qui nous permette de nous débarrasser complètement et définitivement de la chair. 

Les comportements charnels chez les Chrétiens sont tellement variés et multiples que la liste suivante est loin d’être exhaustive. Cette liste n’est donnée qu’à titre indicatif, et n’a d’autre but que de nous permettre de mieux repérer et identifier certains aspects importants de la chair, qui peuvent se retrouver dans la vie de tous les Chrétiens, à des degrés divers.

Tous ces comportements charnels constituent des manifestations variées de la chair. C’est donc la chair qui est le problème, et non ces comportements variés. Si nous pouvons couper la source de la chair, les comportements charnels cesseront aussitôt. 

La chair est caractérisée par les éléments essentiels suivants : égoïsme, orgueil, haine, rébellion et impureté, à des “concentrations” et des degrés divers. Ce sont là les éléments fondamentaux du caractère de la chair, en tant que puissance de péché et de mort. Ce sont aussi les éléments essentiels du caractère de Satan. Ce sont, finalement, les éléments essentiels du caractère du Chrétien charnel.

Nous n’insisterons pas ici sur tous les aspects grossiers et évidents de la chair, comme les excès du manger et du boire, les perversions sexuelles, les adultères, les crimes, les meurtres, les avortements, l’idolâtrie grossière, les fausses religions, les sectes chrétiennes, la magie, la sorcellerie et les choses semblables. Toutes ces choses sont aussi des manifestations de la chair (Galates 5 : 19-21). Mais nous parlerons plutôt des aspects subtils de la chair, qui sont ceux qui dévastent le plus les églises chrétiennes.

Rappelons encore, avant de commencer, que ces caractéristiques peuvent se retrouver à des degrés de “concentration” très diverses dans la vie du Chrétien charnel. Mais ce n’est pas parce que la présence de la chair est moins “concentrée” qu’elle est moins dangereuse, ou que nous pouvons nous permettre de négliger de l’éliminer.

  • Le Chrétien charnel est un enfant en Christ, un bébé spirituel. Il n’a pas atteint la maturité spirituelle. Il n’a donc pas encore accès aux choses profondes de l’Esprit et de la Parole de Dieu. La chair est incapable de recevoir et de concevoir les choses de l’Esprit. Le Chrétien charnel est donc incapable de pénétrer dans les profondeurs de Christ, de Sa Personne et de Son œuvre. Il a de Christ et de la Parole de Dieu une connaissance selon la chair, c’est-à-dire purement religieuse et superficielle.

“Pour moi, frères, ce n’est pas comme à des hommes spirituels que j’ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels, comme à des enfants en Christ. Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter ; et vous ne le pouvez pas même à présent, parce que vous êtes encore charnels” (1 Cor. 3 : 1-3).

“Mais l’homme animal (charnel) ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge” (1 Cor. 2 : 14).

“Ainsi, dès maintenant, nous ne connaissons personne selon la chair ; et si nous avons connu Christ selon la chair, maintenant nous ne le connaissons plus de cette manière” (2 Cor. 5 : 16).

  • Le Chrétien charnel ne connaît pas l’amour pur et inconditionnel de Christ. Il ne connaît pas cet amour de Christ pour lui-même, et lui-même ne peut l’exprimer pour les autres. L’amour qu’il peut manifester est sentimental et émotionnel. Il n’aime pas ses ennemis. C’est, dans ses formes les plus charnelles, un amour qui n’est pas patient, qui n’est pas plein de bonté, un amour qui envie, qui se vante, qui s’enfle d’orgueil, qui recherche son propre intérêt, qui s’irrite, qui soupçonne le mal, qui n’excuse rien, qui ne croit rien, qui n’espère rien et qui ne supporte rien (1 Cor. 13).
  • Le Chrétien charnel ne peut donc établir une vraie relation de communion spirituelle avec les autres, que ce soit avec Christ ou avec ses frères et sœurs de l’Eglise. Il peut avoir beaucoup d’amis, mais il n’a pas de véritables frères dans la foi, avec lesquels il peut partager une communion spirituelle profonde. Cette communion spirituelle profonde ne peut se vivre que dans la lumière de l’Esprit. Or, le Chrétien charnel est encore plus ou moins dans les ténèbres, car la chair est ténèbres. Ses yeux spirituels sont en mauvais état.

“Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché” (1 Jean 1 : 6-7).

“Celui qui dit qu’il est dans la lumière, et qui hait son frère, est encore dans les ténèbres. Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et aucune occasion de chute n’est en lui. Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres, il marche dans les ténèbres, et il ne sait où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux” (1 Jean 2 : 9-11).

“L’œil est la lampe du corps. Si ton œil est en bon état, tout ton corps sera éclairé ; mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres !” (Matthieu 6 : 22-23).

  • Le Chrétien charnel marche “selon l’homme,” c’est-à-dire selon les critères, les valeurs, les raisonnements, les traditions et les doctrines qui sont considérés comme importants par le monde qui nous entoure. Car ce monde est dominé par la même puissance de péché et de mort que celle qui est présente dans la chair. C’est pour cela que le Chrétien charnel est aimé par le monde et par l’Eglise charnelle. Il est rare qu’il souffre de persécution. Mais il est animé par l’esprit de jalousie, de compétition, de dispute, de convoitise de la chair, de convoitise des yeux et d’orgueil de la vie, c’est-à-dire par tout ce qui caractérise l’esprit du monde. 
  • Le Chrétien charnel fait appel à la sagesse humaine, sans se rendre compte que cette sagesse humaine le coupe de la grâce de Dieu. Le Chrétien charnel a tendance à mettre sa gloire dans les hommes. Mais Dieu considère la sagesse humaine comme de la folie.

“Car ce qui fait notre gloire, c’est ce témoignage de notre conscience, que nous nous sommes conduits dans le monde, et surtout à votre égard, avec sainteté et pureté devant Dieu, non point avec une sagesse charnelle, mais avec la grâce de Dieu” (2 Cor. 1 : 12).

“Car la sagesse de ce monde est une folie devant Dieu. Aussi est-il  : Il prend les sages dans leur ruse. Et encore : Le Seigneur connaît les pensées des sages, Il sait qu’elles sont vaines. Que personne donc ne mette sa gloire dans des hommes” (1 Cor. 3 : 19-21).

  • Le Chrétien charnel juge selon la chair et non selon l’esprit. Cela signifie qu’il juge selon les apparences, et non selon la justice. Il ne peut pas juger selon la vérité. Il juge selon la vue et selon ce que lui disent ses sens et ses impressions. Il s’appuie aussi volontiers sur la Science des hommes. Car la Science des hommes dépend exclusivement de ce que leurs sens leur montrent, et de l’interprétation qu’en fait leur intelligence humaine.

“Ne jugez pas selon l’apparence, mais jugez selon la justice” (Jean 7 : 24).

  • Le Chrétien charnel a tendance à se laisser séduire facilement, notamment par ce qui frappe les sens. Il est sensible aux discours séduisants. Il a la maladie des questions oiseuses et des disputes de mots. Il a la démangeaison d’entendre des choses agréables.

“Je dis cela afin que personne ne vous trompe par des discours séduisants” (Col. 2 : 4).

“Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ” (Col. 2 : 8).

“Si quelqu’un enseigne de fausses doctrines, et ne s’attache pas aux saines paroles de notre Seigneur Jésus-Christ et à la doctrine qui est selon la piété, il est enflé d’orgueil, il ne sait rien, et il a la maladie des questions oiseuses et des disputes de mots, d’où naissent l’envie, les querelles, les calomnies, les mauvais soupçons, les vaines discussions d’hommes corrompus d’entendement, privés de la vérité, et croyant que la piété est une source de gain” (1 Tim. 6 : 3-5).

“Evite les discours vains et profanes; car ceux qui les tiennent avanceront toujours plus dans l’impiété, et leur parole rongera comme la gangrène. De ce nombre sont Hyménée et Philète, qui se sont détournés de la vérité, disant que la résurrection est déjà arrivée, et qui renversent la foi de quelques uns” (2 Tim. 2 : 16-18).

Hyménée et Philète avaient commencé dans l’esprit, et ils ont fini dans la chair !

“Repousse les discussions folles et inutiles, sachant qu’elles font naître des querelles” (2 Tim. 2 : 23).

  • Le Chrétien charnel est souvent animé d’un zèle amer et un esprit de dispute. Il ne se rend pas compte que c’est l’orgueil qui est à la source de cette attitude.

“Lequel d’entre vous est sage et intelligent ? Qu’il montre ses œuvres par une bonne conduite avec la douceur de la sagesse. Mais si vous avez dans votre cœur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse n’est point celle qui vient d’en haut ; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique. Car là où il y a un zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions” (Jac. 3 : 13-16).

“Je crains de trouver des querelles, de la jalousie, des animosités, des cabales, des médisances, des calomnies, de l’orgueil, des troubles” (2 Cor. 12 : 20).

“Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie, et toute espèce de méchanceté, disparaissent du milieu de vous” (Eph. 4 : 31).

“En effet, puisqu’il y a parmi vous de la jalousie et des disputes, n’êtes-vous pas charnels, et ne marchez-vous pas selon l’homme ?” (1 Cor. 3 : 3).

  • Le Chrétien charnel utilise les moyens du monde pour régler ses problèmes, et la justice des hommes pour régler ses conflits, que ce soit au sein du couple ou entre frères en Christ. Le Chrétien charnel ne supporte pas l’injustice. Il ne considère pas comme une grâce le fait de supporter des afflictions par motif de conscience, quand il souffre injustement (1 Pierre 2 : 19).

“Quelqu’un de vous, lorsqu’il a un différend avec un autre, ose-t-il plaider devant les injustes, et non devant les saints ? Ne savez-vous pas que les saints jugeront le monde ? Et si c’est par vous que le monde est jugé, êtes-vous indignes de rendre les moindres jugements ? Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges ? Et nous ne jugerions pas, à plus forte raison, les choses de cette vie ? Quand donc vous avez des différends pour les choses de cette vie, ce sont des gens dont l’Eglise ne fait aucun cas que vous prenez pour juges ! Je le dis à votre honte. Ainsi il n’y a parmi vous pas un seul homme sage qui puisse prononcer entre ses frères. Mais un frère plaide contre un frère, et cela devant des infidèles ! C’est déjà certes un défaut chez vous que d’avoir des procès les uns avec les autres. Pourquoi ne souffrez-vous pas plutôt quelque injustice ? Pourquoi ne vous laissez-vous pas plutôt dépouiller ? Mais c’est vous qui commettez l’injustice et qui dépouillez, et c’est envers des frères que vous agissez de la sorte ! Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point le royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas: ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n’hériteront le royaume de Dieu” (1 Cor. 6 : 1-10).

  • Le Chrétien charnel est souvent dans la crainte, dans le doute, dans l’incertitude, dans le manque de paix, dans le découragement ou dans la dépression, parce qu’il est trop dépendant de ses impressions ou de ses sens. Il n’est pas fondé sur le roc de la Parole de Dieu. Il ne s’appuie pas exclusivement sur la Parole du Seigneur. L’homme charnel est irrésolu. Il est souvent sous un esprit de condamnation. Tout cela le pousse vers la mort et produit en lui la mort.

“Car, lorsque nous étions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de sorte que nous portions des fruits pour la mort” (Rom. 7 : 5).

“Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ, qui marchent, non selon la chair, mais selon l’esprit” (Rom. 8 : 1).

Seuls les Chrétiens qui marchent selon l’esprit sont libérés de l’esprit de condamnation.

“Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’esprit s’affectionnent aux choses de l’esprit. Et l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’esprit, c’est la vie et la paix ; car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas. Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu” (Rom. 8 : 5-8).

“Ou bien, mes résolutions sont-elles des résolutions selon la chair, de sorte qu’il y ait en moi le oui et le non ?” (2 Cor. 2 : 17).

“Celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d’autre. Qu’un tel homme ne s’imagine pas qu’il recevra quelque chose du Seigneur : c’est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies” (Jac. 1 : 6-8).

  • Le Chrétien charnel a tendance à murmurer, à s’apitoyer sur lui-même et à se plaindre de son sort, comme les Hébreux dans le désert. La marche des Hébreux dans le désert est le parfait exemple d’un peuple qui marche selon la chair.

“Ce sont des gens qui murmurent, qui se plaignent de leur sort, qui marchent selon leurs convoitises, qui ont à la bouche des paroles hautaines, qui admirent les personnes par motif d’intérêt” (Jude 1 : 16).

  • Le Chrétien charnel a tendance à faire des préférences et des acceptions de personnes.

“Mes frères, que votre foi en notre glorieux Seigneur Jésus-Christ soit exempte de toute acception de personnes. Supposez, en effet, qu’il entre dans votre assemblée un homme avec un anneau d’or et un habit magnifique, et qu’il y entre aussi un pauvre misérablement vêtu ; si, tournant vos regards vers celui qui porte l’habit magnifique, vous lui dites : Toi, assieds-toi ici à cette place d’honneur ! et si vous dites au pauvre : Toi, tiens-toi là debout ! ou bien : Assieds-toi au-dessous de mon marchepied ! ne faites-vous pas en vous-mêmes une distinction, et ne jugez-vous pas sous l’inspiration de pensées mauvaises ?” (Jac. 2 : 1-4).

  • Le Chrétien charnel fait preuve d’un esprit de critique systématique des autres, d’une tendance à médire et à dire du mal des autres, et d’une tendance à se plaindre des autres. Il est facilement susceptible. Il ne supporte pas la contradiction.

“Ne parlez point mal les uns des autres, frères. Celui qui parle mal d’un frère, ou qui juge son frère, parle mal de la loi et juge la loi. Or, si tu juges la loi, tu n’es pas observateur de la loi, mais tu en es juge. Un seul est législateur et juge, c’est celui qui peut sauver et perdre ; mais toi, qui es-tu, qui juges le prochain ?” (Jac. 4 : 11-12).

“Ne vous plaignez pas les uns des autres, frères, afin que vous ne soyez pas jugés : voici, le juge est à la porte. Prenez, mes frères, pour modèles de souffrance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur. Voici, nous disons bienheureux ceux qui ont souffert patiemment” (Jac. 5 : 9-11).

  • Le Chrétien charnel persécute souvent ceux qui s’opposent à lui, ou qui ne sont pas d’accord avec lui. Il devient alors agressif en cherchant à se défendre ou à faire valoir son point de vue.

“Et de même qu’alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l’Esprit, ainsi en est-il encore maintenant” (Gal. 4 : 29).

  • Le Chrétien charnel tend à manipuler, à faire pression sur les autres et à contraindre les autres. Il en découle une tendance à l’hypocrisie et à la dissimulation, ainsi qu’une tendance à la fausse humilité et même à l’ascétisme. Tout cela n’est qu’une religiosité humaine.

“Tous ceux qui veulent se rendre agréables selon la chair vous contraignent…” (Gal. 6 : 12).

“Mais lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était répréhensible. En effet, avant l’arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens; et, quand elles furent venues, il s’esquiva et se tint à l’écart, par crainte des circoncis. Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie” (Gal. 2 : 11-13).

“Pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous impose-t-on ces préceptes : Ne prends pas ! ne goûte pas ! ne touche pas ! préceptes qui tous deviennent pernicieux par l’abus, et qui ne sont fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes ? Ils ont, à la vérité, une apparence de sagesse, en ce qu’ils indiquent un culte volontaire, de l’humilité, et le mépris du corps, mais ils sont sans aucun mérite et contribuent à la satisfaction de la chair” (Col. 2 : 20-23).

  • Le Chrétien charnel tend vers deux extrêmes : le légalisme religieux, ou le libéralisme religieux. Le légalisme religieux nous coupe de la grâce divine et nous sépare de Christ, tandis que le libéralisme religieux se sert de notre liberté en Christ comme prétexte pour vivre selon la chair. Le Chrétien charnel est souvent sectaire.

“Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbats : c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ” (Col. 2 : 16-17).

“Mais à présent que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments, auxquels de nouveau vous voulez vous asservir encore ? Vous observez les jours, les mois, les temps et les années !” (Gal. 4 : 9-10).

“Voici, moi Paul, je vous dis que, si vous vous faites circoncire, Christ ne vous servira de rien. Et je proteste encore une fois à tout homme qui se fait circoncire, qu’il est tenu de pratiquer la loi tout entière. Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi; vous êtes déchus de la grâce” (Gal. 5 : 2-4).

“Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair” (Gal. 5 : 13).

“Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres” (Philippiens 2 : 3-4).

  • Le Chrétien charnel est esclave d’une forme de péché ou d’une autre. Même s’il s’efforce de lutter contre la chair, il ne marche pas dans une pleine victoire sur le péché. Il ne le peut pas.

“Je suis par la chair esclave de la loi du péché” (Rom. 7 : 25).

“Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair : j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ?” (Rom. 7 : 18-24).

“Car il est écrit qu’Abraham eut deux fils, un de la femme esclave, et un de la femme libre. Mais celui de l’esclave naquit selon la chair, et celui de la femme libre naquit en vertu de la promesse. Ces choses sont allégoriques ; car ces femmes sont deux alliances. L’une du mont Sinaï, enfantant pour la servitude, c’est Agar, car Agar, c’est le mont Sinaï en Arabie, et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants. Mais la Jérusalem d’en haut est libre, c’est notre mère” (Gal. 4 : 22-26).

La “Jérusalem d’en bas” est la demeure du Chrétien charnel, qui est encore dans l’esclavage. Tandis que le Chrétien spirituel a échappé à la servitude de la chair et est déjà installé dans la Jérusalem Céleste.

“Ce que je dis, frères, c’est que la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu, et que la corruption n’hérite pas l’incorruptibilité” (1 Cor. 15 : 50).

La joie et la glorieuse liberté de l’Esprit ne sont pas accessibles au Chrétien charnel ; elles ne sont accessibles que dans le Royaume de Dieu, qui est celui de l’Esprit.

  • Le Chrétien charnel lutte constamment contre la chair, sans jamais avoir la victoire. Le Chrétien charnel n’a pas compris la puissance de la croix. Il ne connaît pas sa véritable identité en Christ. Le Chrétien spirituel en a fini de lutter contre la chair, car il a compris et saisi la puissance de la croix, qui a mis à mort la chair.

“Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang” (Eph. 6 : 12).

  • Le Chrétien charnel ne peut que reproduire d’autres Chrétiens charnels à son image. Il ne peut donner que ce qu’il possède. Un Chrétien charnel ne peut pas aider ses frères à devenir spirituels. Il n’a pas compris que la chair ne sert à rien.

“Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit” (Jean 3 : 6).

“C’est l’esprit qui vivifie ; la chair ne sert de rien” (Jean 6 : 63).

Nous aurions pu prolonger cette liste indéfiniment, mais cela n’aurait pas été utile. Il y aurait encore tellement de choses à dire concernant les attitudes et les comportements du Chrétien charnel ! La chair est d’une infinie variété dans ses manifestations. Ce qui doit nous intéresser, c’est plutôt la nouvelle création effectuée par le Seigneur à notre nouvelle naissance, et le moyen de nous revêtir de cette nouvelle création, en fermant définitivement la source de la chair.

Ce que nous devons savoir, c’est que le Chrétien n’est charnel que parce qu’il a laissé s’exprimer en lui la chair. Il est encore identifié à sa vieille nature, sans savoir que celle-ci a été remplacée par une nouvelle nature spirituelle semblable à celle de Jésus ! Il ne sait pas que la chair est une puissance de péché qui continue à demeurer en lui, mais qui est complètement étrangère à sa nouvelle nature en Christ, qui est la seule vraie. Dans notre nouvelle nature, c’est-à-dire dans notre esprit régénéré, se trouvent déjà déposées, par la grâce de Dieu, toutes les qualités spirituelles qui, une fois manifestées, feront de nous un Chrétien spirituel ! Nous possédons déjà tout en Christ !

Nous n’avons pas besoin de lutter pour devenir un Chrétien spirituel. Nous le sommes déjà dans notre nouvelle nature régénérée, par la grâce de Dieu ! Il nous suffit donc de reconnaître et bloquer les manifestations de la chair, par la foi en la puissance de la croix, et de laisser se manifester ce que nous sommes déjà en Christ, par la foi en la puissance de Sa résurrection !

Pour cesser d’être un Chrétien charnel, et pour devenir un Chrétien spirituel, il nous faut donc employer le seul moyen que le Seigneur nous a fourni, et nous demande d’employer : la foi en l’œuvre de Christ, notamment à la croix, et la foi en la Parole du Seigneur, qui nous révèle ce que nous possédons déjà, que nous ne voyons pas encore, mais que nous pourrons voir se manifester si nous croyons.

Nous ne cesserons de le répéter : il nous faut tout d’abord connaître l’œuvre de Christ, savoir ce qu’Il a accompli par Sa mort et Sa résurrection, et savoir qui nous sommes déjà en Christ, dans notre nouvelle nature régénérée. Nous ne devons jamais oublier ces vérités libératrices. Si nous les ignorons ou si nous les oublions, nous ne pouvons plus être dans la foi pour empêcher la chair de se manifester. Nous devons en permanence nous identifier à ce que nous sommes réellement en Christ, c’est-à-dire de nouvelles créations à Son image, libérées de la puissance de la chair.

Quand nous vivons en permanence dans cette lumière, nous pouvons sans problème identifier la chair dès qu’elle tente de se manifester, et avant même qu’elle puisse se manifester. Et nous savons aussi que nous avons, par la foi en Christ et en la puissance de la croix, le pouvoir de repousser ces manifestations de la chair, le pouvoir d’y renoncer par la foi, le pouvoir de les empêcher de nous contrôler ! Car nous savons que, là où Christ nous a transportés, en Lui et avec Lui, c’est-à-dire dans le Royaume spirituel de Dieu, la chair ne peut pas pénétrer et ne peut pas nous contrôler ! Entre la chair et nous, il y a la barrière infranchissable de la croix !

Le Saint-Esprit nous a été donné pour nous conduire dans toute la Vérité, donc dans toute la Lumière. Lui seul peut nous montrer tout ce que Christ a déjà créé en nous, dans notre nouvelle nature spirituelle. Lui seul peut aussi nous montrer tout ce qui est encore charnel dans nos attitudes et nos comportements concrets ! Mais Il ne pourra le faire que si nous voulons sincèrement être éclairés.

Nous devons faire, pour nous-mêmes et pour nos frères, ces prières que Paul faisait pour les Chrétiens :

“C’est pourquoi moi aussi, ayant entendu parler de votre foi au Seigneur Jésus et de votre charité pour tous les saints, je ne cesse de rendre grâces pour vous, faisant mention de vous dans mes prières, afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance, et qu’il illumine les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints, et quelle est envers nous qui croyons l’infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force. Il l’a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes, au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute dignité, et de tout nom qui se peut nommer, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir. Il a tout mis sous ses pieds, et il l’a donné pour chef suprême à l’Eglise, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous” (Eph. 1 : 15-23).

“Et ce que je demande dans mes prières, c’est que votre amour augmente de plus en plus en connaissance et en pleine intelligence pour le discernement des choses les meilleures, afin que vous soyez purs et irréprochables pour le jour de Christ, remplis du fruit de justice qui est par Jésus-Christ, à la gloire et à la louange de Dieu” (Philippiens 1 : 9-11).

“C’est pour cela que nous aussi, depuis le jour où nous en avons été informés, nous ne cessons de prier Dieu pour vous, et de demander que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, pour marcher d’une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréables, portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres et croissant par la connaissance de Dieu, fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse, en sorte que vous soyez toujours et avec joie persévérants et patients. Rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière” (Colossiens 1 : 9-12).

Pour dire les choses le plus simplement possible, nous ne pourrons être délivrés de l’emprise de la chair, en tant que puissance de péché et de mort, que si nous nous tournons résolument vers le Seigneur Jésus, et si nous avons pour Lui un amour sincère, total, ardent, absolu. Seul cet amour peut nous attirer à Lui, afin que nous Le connaissions, et que nous connaissions Son œuvre, notamment Son œuvre de rédemption à la croix. 

Sommes-nous irrésistiblement attirés par la Lumière de Jésus, ou par les ténèbres de la chair ? Avons-nous compris qu’en dehors du Seigneur Jésus, il n’y a aucun salut, aucune délivrance, aucune guérison, aucune victoire sur le péché et sur la chair ?

“Autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière ! Car le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité. Examinez ce qui est agréable au Seigneur ; et ne prenez point part aux œuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt condamnez-les. Car il est honteux de dire ce qu’ils font en secret ; mais tout ce qui est condamné est manifesté par la lumière, car tout ce qui est manifesté est lumière. C’est pour cela qu’il est dit : Réveille-toi, toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et Christ t’éclairera” (Eph. 5 : 8-14).

Les œuvres de la chair font partie de ces œuvres infructueuses des ténèbres ! Nous devons nous réveiller du sommeil de la chair et nous précipiter vers Christ, pour être éclairés et délivrés ! Il nous éclairera ! Par Son Esprit, le Seigneur nous ouvrira alors les profondeurs de Sa Parole ! Nous connaîtrons la Vérité, et la Vérité nous affranchira !

Aucune puissance ne peut venir à bout de la puissance de la chair, si ce n’est la puissance de la croix. La croix est la puissance de Dieu, “celle qui s’appelle la grande” ! Car c’est à la croix, par Sa mort, que Jésus a porté nos péchés et nos iniquités. Mais c’est aussi à la croix qu’Il nous a fait mourir à tout ce qui dominait sur nous, afin de nous faire revivre en Lui dans Son Royaume. En Lui, Il nous a fait mourir au péché, mourir à la chair, mourir au monde, mourir à Satan et à ses démons, mourir aux maladies et aux infirmités, et même mourir à la mort ! Gloire à Dieu pour la croix du Seigneur Jésus !

Par Sa résurrection, le Seigneur nous a aussi fait renaître à une vie nouvelle en esprit, une vie où tout est nouveau, où nous sommes recréés à Son image, où nous sommes assis avec Lui en esprit dans les lieux célestes ! Une vie où nous pouvons, par Sa grâce et par la foi en Christ, marcher et vivre comme Jésus !

“Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ. Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité. Et c’est en lui que vous avez été circoncis d’une circoncision que la main n’a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair : ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l’a ressuscité des morts. Vous qui étiez morts par vos offenses et par l’incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses ; il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a détruit en le clouant à la croix ; il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix” (Col. 2 : 8-15).

“Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire. Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre, l’impudicité, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie. C’est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion, parmi lesquels vous marchiez autrefois, lorsque vous viviez dans ces péchés. Mais maintenant, renoncez à toutes ces choses, à la colère, à l’animosité, à la méchanceté, à la calomnie, aux paroles déshonnêtes qui pourraient sortir de votre bouche. Ne mentez pas les uns aux autres, vous étant dépouillés du vieil homme et de ses œuvres, et ayant revêtu l’homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé” (Col. 3 : 1-10).

Bien-aimés, il est possible de ne plus être charnels ! Non seulement cela, mais nous avons, en Christ, par la foi, la garantie absolue de pouvoir devenir spirituels, et d’avoir pleinement accès à la vie de l’Esprit et à la marche selon l’esprit !

Pourquoi continuer à attrister le Seigneur en laissant la chair faire ses ravages dans les vies, les couples, les familles et l’Église du Seigneur ? Partout autour de nous, hélas, ce ne sont que ruines et dévastations, causées par une chair qui n’a pas été crucifiée, à cause de notre ignorance et de notre incrédulité ! Alors que Christ a tout accompli pour que nous puissions être délivrés de cette puissance de péché et de mort !

Toutefois, nous devons nous réjouir, car l’Épouse du Seigneur a compris, est en train de comprendre, et comprendra encore, comment être délivrée de la puissance de la chair, et comment marcher dans la puissance de l’Esprit ! Tous les Chrétiens qui en ont assez d’être charnels, et qui veulent cesser d’être charnels, seront éclairés par le Seigneur ! Ils franchiront leur Jourdain, ce fleuve de la mort, pour laisser définitivement derrière eux le désert de la chair, et pour entrer pleinement dans le pays de Canaan, ce pays où coulent le lait et le miel, ce pays qui représente la marche par l’esprit, dans une vie de victoire qui glorifiera le Seigneur ! Amen et amen !


 

Par Henri
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Mercredi 20 mai 2009

Matthieu 20 17 à 28

 


 

Je voudrais retenir la demande de la mère des fils de Zébédée.

 

  L'humain a des désirs  : bonheur, santé, prospérité, un bon gouvernement pour son pays.

 Dieu manifeste sa volonté ! il veut être servi .

 

 Ici (contrairement à Mc 10) c'est la mère qui demande pour Jean et Jacques.

Alors qu'ils sont en chemin vers Jérusalem, elle va au devant de Jésus et se prosterne

Elle se trouve effectivement en position de demanderesse. Jésus, en position de Roi lui demande : "Que veux-tu ?" Elle se trouve ainsi en position de faire sa demande.

   Quand on s'adresse au roi, on s'adresse à quelqu'un qui est capable de répondre à une demande. Elle veut tout simplement si on peut dire, en tout cas sans aucune hésitation, une place d'honneur et donc de direction, d'autorité  dans le Royaume de Dieu, pour ses deux fils.

 

            Jésus venait de leur parler d'humiliation, de souffrance, de mort. Ils n'ont retenu des prophéties de Jésus que le bon côté : la résurection et l'établissement du Royaume.

 Cela me fait penser à tous ceux qui se soucient pour savoir s'ils auront la place de premier ministre la prochaine fois, ou encore après les législatives, la lutte pour gravir au perchoir de l'Assemblée Nationale. J'ai roulé pour toi : quel sera mon poste ?

 

           Jésus va leur faire voir que leur demande n'est pas recevable. Même si on a roulé pour Jésus, le Royaume de Dieu ne fonctionne pas comme un royaume du monde. D'abord, il reconnaît au Père la souveraineté absolue. c'est lui qui nomme, qui distribue les places d'honneur et d'autorité.

          Mais nul ne doit oublier qu'il y a une coupe amère à boire à partager avec les prétendants au Royaume.

               Jésus écarte le regard hautain, la position supérieure que nous sommes capables de nous octroyer, pour nous renvoyer d'abord à sa propre condition d'humiliation puis d'humilité et d'obéissance jusqu'à la mort. Il appert que l'on accéde pas au Ciel sur un fauteuil de nuages comme le pensent certains chrétiens.

 Dans ce genre nous trouvons les Corinthiens qui se font sermoner par  Paul en 1 Cor 4. 8 :

 Déjà vous êtes rassasiés, déjà vous êtes riches, sans nous vous avez commencé à régner. Et puissiez-vous régner en effet, afin que nous aussi nous régnions avec vous!

9  Car Dieu, ce me semble, a fait de nous, apôtres, les derniers des hommes, des condamnés à mort en quelque sorte, puisque nous avons été en spectacle au monde, aux anges et aux hommes.

 

   L'apôtre aborde avec peine plus qu'avec ironie, le constat du

mauvais état spirituel de l'église de Corinthe.

Forts de leur avancement antérieur, les Corinthiens se projettent

dans le Royaume où ils régnent, rappelant ainsi la demande des fils

de Zébédée (Mat 20 et Mc 10.)

   Le serviteur n'étant pas plus grand que le Maître, peut-on

   réllement espérer régner avec Jésus sans être passé par l'humilité

   si non l'humiliation ? N'a-t-on pas à choisir la dernière place

   pour être appelé à monter plus haut?

 

        Dans des églises du XXI°S, on trouve aussi des suffisances : " Nous on est les meilleurs ; on a le Saint-Esprit ou encore "On applique ce qui est écrit.".  pendant ce temps l'humilité est rangée dans un coin en rêvant à la meilleure place dans le Ciel.

 

        L'orgueil et la suffisance nous guette tous.

 

 Sachons nous humilier nous-mêmes et avoir de l'humilité sans en faire une psycopathie bien sûr, mais en prenant soin de considérer l'autre comme supérieur à nous même.

C'est ainsi que nous pourrons entendre le Roi nous dire de monter à la place exacte qu'il nous a préparée.

 

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Par Henri
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