ASSURANCE DU SALUT ETERNEL

Publié le par Henri

 

 

La première citation de la Bible qui vient à l'esprit c'est bien celle de Jean 3. 16. C'est une parole directe de Jésus qui nous explique que quiconque croit en l’œuvre de la croix est possesseur de la vie éternelle.

Il s'agit d'un don gratuit de Dieu, dont toute personne peut bénéficier si seulement elle croit en Jésus le Messie.

 

Le salut basé sur la foi peut être aussi amené par : «   Crois et tu seras sauvé  »
Ces deux citations qui semblent identiques, ne le sont pourtant pas en tous points. La première donne une application générale, comme un texte de loi. Elle s'adresse au cosmos. Elle ne fait pas de différences de sexe ou d'ethnie.
La deuxième rappelle la même disposition de la loi « sauvé par la foi », mais entoure l'individu pris à part.
   Mon propos sera de voir la différence entre une disposition de loi générale et son application pour chacun de nous, étant donné que c'est notre foi qui détermine notre salut, mais pas seulement, car les démons croient aussi bien si non mieux que nous. Mais ils tremblent. Seraient-ils les seuls doués d'assez d'intelligence pour trembler, en se rendant compte que leur foi ne suffit pas ?

 

Dans les déclarations de salut éternel, il faut faire la part entre les déclarations qui sont faites pour les élus qui sont arrivés à leur terme par leur foi, et leur combat contre le péché et, me semble-t-il, ceux qui ont été laxistes dans la recherche de la sainteté.

Il ne faut pas amalgamer les promesses faites aux prédestinés à l'éléction et ceux qui reçoivent l'enseignement de la Bible en général.

La prédestination n'est pas le fait d'un choix préférentiel de Dieu qui aime tous les hommes sans exception. La prédestination est liée au choix de chaque individu qui accepte ou non l'autorité de Dieu. Chacun de nous se prédestine soit à faire parti des élus, soit à être un vase de colère. Le fait de recevoir un jour la certitude du salut, nous place sur le chemin de la prédestination. Ce chemin est pourtant une voie qui se présente souvent en bifurcation. Certes Dieu garde ceux qui l'aiment, mais en toute occasion il laisse le libre choix, le libre arbitre et c'est toujours à l'homme de se décider pour la révolte ou l'obéissance. Le salut peut donc être perdu car il n'est pas au bout d'un des deux chemins. Prendre la mauvaise direction sera manquer le but. Le péché sera présent, le pécheur non justifié pour non poursuite de la sainteté.

Le salut est un don et non une contrainte. Il est toujours possible de changer de camp. C'est pourquoi la prédestination n'est pas l'affaire d'un choix de Dieu, mais bien celle du choix de toute personne qui aime le Royaume de Dieu et sa justice et donc son Souverain. Cet amour ne peut pas se limiter à un amour intellectuel ou 'philéo' mais doit être vraiment un amour 'agapé' inconditionnel.

Jésus a demandé à Pierre un amour agapé «  M'aimes-tu plus que les autres ? »

Dieu demande un plus et non une banalité. Il ne veut pas être le Bon Dieu, mais le Dieu bon, qui punit mais qui fait miséricorde. Il y a toujours avec Dieu une possibilité de TECHOUVA, d'un retour dans la repentance et les larmes, dans un nouvel élan d'amour qui doit devenir bouillant. C'est alors que le Père se retrouve sur le chemin. Notre salut est assuré, si nous l’assurons en nous prédestinant à la vie éternelle.

Reste aussi de parler de la foi sans les oeuvres qui indique qu'une foi égoïste, sans amour pour le prochain et donc suspecte pour Dieu.

Jésus nous a donné la faculté de ne pas avoir à subir la colère de Dieu PAR LE MOYEN DE SON SACRIFICE PERSONNEL A NOTRE PLACE. Il nous appelle par notre nom. Nous ne sommes pas un sujet dans la masse. C'est parce que chacun peut être sauvé, qu'il le devient effectivement pour l'éternité. Encore faut-il avoir vaincu, comme il l'est rappelé aux sept églises et dès la première, la tiédeur de notre attachement aux choses d'en haut et notre goût aux choses d'en bas. A la cinquième église, celle de Sardes, une église tout à fait ordinaire, où le Seigneur promet de ne pas effacer le nom du vainqueur du livre de vie (Apocalypse 3. 5). On peut avoir couru toute la vie et manquer le but au dernier moment. Paul faisait des efforts pour être gagnant à la course qui lui était imposée. Le diplôme n'était pas d'office dans la poche.

Attention avec la doctrine : « sauvé un jour, sauvé toujours ». Elle n'est valable que pour ceux qui auront gardé le cap de la foi et de la sainteté sans laquelle nul ne verra le Seigneur.

 

Extrait  d'une prédication par Henri Darnès le 13 juillet 2012

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Publié dans Apologétique

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